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Chasseurs de gibier d’eau de Saône-et-Loire

50 ans, ça se fête !

Créée en 1963, l’association départementale des chasseurs de gibier d’eau fête cette année son demi-siècle d’existence. Un anniversaire qui sera célébré en grandes pompes le 6 avril prochain à Digoin.
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En cinquante années d’existence, l’association des chasseurs de gibier d’eau de Saône-et-Loire n’aura connu que quatre présidents : MM. Laurent, Grassard, Obozil et, depuis 1991, Michel Raymond. Une stabilité qui témoigne de l’investissement fort de chaque adhérent à cette structure dont les efforts ont été grands depuis un demi-siècle pour préserver un loisir que l’on peut rapprocher d’un véritable art de vivre.

Au service de la nature


Parmi les combats menés tout au long de ces décennies, on citera tout particulièrement la défense des dates et des traditions de chasse, la réorganisation de la chasse dans le domaine public, la prévention des milieux humides ainsi que l’action de remise en état des milieux. Dans ce dernier cas, l’association a procédé à la réhabilitation de plusieurs bras morts de la Saône et de la Loire en partenariat avec les collectivités territoriales et les pêcheurs. On n’oubliera pas non plus différentes actions du type "Loire propre" qui se perpétue d’année en année, la démarche de limitation du nombre de cormorans ou encore la gestion des réserves avec, par exemple, un travail essentiel de comptage et de surveillance. « Nous sommes motivés par le milieu », tient à souligner Michel Raymond. Avec aujourd’hui quelque 400 adhérents et sans doute de près d’un millier de chasseurs, l’association rassemble des membres originaires non seulement de Saône-et-Loire, mais aussi de l’Allier, de la Loire, de la Nièvre, du Rhône, de l’Ain, de Côte-d’Or et même du Jura.

Une même passion pour deux modes de chasse


En Saône-et-Loire, il existe aujourd’hui deux modes de chasse, très différents selon le territoire où l’on exerce son talent.
Sur la Saône, il y a la chasse à la hutte. Autrefois prédominante dans notre département, cette pratique connaît depuis plusieurs saisons une forte baisse. « Ce mode de chasse pourrait même disparaître. Ainsi, en dix ans, nous comptons deux fois moins de huttes ».
Sur la Loire, pourtant pas si lointaine, le mode de chasse est complètement dissemblable. Les pratiquants peuvent chasser en bateau et à la passée, surtout en hiver, lorsque les eaux sont hautes. La chasse à la passée du gibier d’eau peut se pratiquer à proximité des plans d’eau et des marais (moins de trente mètres du bord de la nappe d’eau) deux heures avant l’heure légale de lever du soleil et deux heures après l’heure légale du coucher du soleil.
Lorsque l’on s’intéresse au futur, il reste encore de nombreux défis à relever pour l’association des chasseurs de gibier d’eau de Saône-et-Loire. Parmi les échéances à venir, il y a tout particulièrement la reconduction des baux de chasse. De manière plus large, cette structure a parfaitement conscience qu’il lui faut communiquer davantage pour, notamment, pouvoir s’adresser aux jeunes générations et séduire de nouveaux pratiquants.

Une assemblée générale festive


Le samedi 6 avril, l’association des chasseurs de gibier d’eau de Saône-et-Loire tiendra son assemblée générale à Digoin. Cela débutera, de 8 h 30 à 9 h 30, par une assemblée générale extrêmement concise. Cela se poursuivra à 10 h 00 avec l’accueil de plusieurs invités. Ensuite, lors de cette matinée de travail, il y aura deux tables rondes : la première retracera l’action de cette structure au fil des décennies et de constater les avancées obtenues ; la seconde, quant à elle, s’intéressera à l’évolution de la chasse au regard des objectifs de biodiversité et d’entretien des zones humides. Un rendez-vous qui se veut avant tout convivial et festif en présence de fondateurs de l’association nationale, de Jean Saint-Josse, du professeur Bernard Frochot de l’Université de Bourgogne, et de bon nombre de personnalités. A l’issue de ces débats, les participants pourront évoquer quantité de souvenirs autour d’un bon repas.
A la salle des Saulles à Digoin, samedi 6 avril à partir de 8 h 30.


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