Accès au contenu
Chissey-lès-Mâcon

À la découverte du lavoir de lys

À partir du XVIIIe siècle, le besoin croissant d’hygiène se confirme
dans notre pays, dont une des conséquences est la multiplication des
lavoirs jusqu’au XIXe siècle. L’État encouragera d’autant plus
cette mesure après l’épidémie de choléra qui frappa la France en 1849.
Il convient de souligner que certains de ces lavoirs se trouvaient dans
l’enceinte même d’un château ; ils faisaient alors l’objet d’un péage !
121751--Lys.JPG
Souvent construits non loin d’un point d’eau, ils étaient la plupart du temps dressés dans la partie basse du village pour que les femmes préposées à la lessive, les lavandières, puissent acheminer plus facilement leurs ballots de linge. Certains lavoirs sont dits à impluvium, c’est-à-dire qu’ils sont alimentés par les eaux de pluie. Par ailleurs, le lavoir incarnait le lien social entre les femmes ; elles s’y retrouvaient chaque semaine non seulement pour laver le linge, mais aussi pour échanger les dernières nouvelles du village. Les grandes lessives annuelles permettaient, par l’importance des vêtements étendus, d’évaluer la prospérité du voisin. Il s’agissait d’un lieu que l’on qualifiait, non sans humour, de "parlement des femmes" ou encore de "cabinet de médisances" !

Lys et son architecture aérienne


À Chissey-lès-Mâcon, au lieu-dit de Lys, il est possible de découvrir un lavoir à l’allure particulière et majestueuse. L'occasion est donnée de l’apercevoir installé sur une place en pente, en bas du village. L’arbre de la Liberté de 1848, situé en amont, était un peuplier d’Italie. En contrebas, on remarque une fontaine imposante soulignée de pilastres et d’un entablement. À gauche, un peu en en retrait, l’abreuvoir est installé au niveau du ruisseau. Cet auguste lavoir, fermé au Nord, repose son haut toit bourguignon sur six pilastres. De cela découle logiquement une architecture extrêmement aérienne.