Saint-Julien-sur-Dheune
Au fil de l’eau
Autrefois siège d’un monastère de religieuses contemplatives, Saint-Julien-sur-Dheune est aujourd’hui un lieu où il fait bon se balader entre canal du Centre et Voie verte.
Alors qu’un chemin romain sépare les communes de Morey et de Saint-Julien-sur-Dheune, un monastère de religieuses contemplatives, liées à l’ordre de Saint Benoît, fut fondé au début du XIVe siècle. Un acte de donation, établi en 1302 par Lambert de La Tour-sous-Montaigu, prévôt au diocèse de Chalon, en fait foi. Le village prit alors le nom de Saint-Julien-les-Nonnains. Au fil des siècles, d’autres monastères se rattachèrent à celui de Saint Julien : Saint-Georges-des-Bois, près d’Autun, et Royaumont, près de Tonnerre. Les religieuses, trouvant la campagne fort peu agréable, demandèrent à quitter Saint-Julien et obtinrent de venir vivre à Autun en 1655. Lors de la Révolution, les bâtiments de l’église et du monastère furent mis à sac. Aujourd’hui, il ne reste aucune trace visible de ce monastère de Bénédictines.
Assurer l’étiage du canal
Martyr à Brioude (Haute-Loire) au IIIe siècle, saint Julien était très populaire au Moyen-Âge. Son nom est donné à trois communes et plusieurs églises de Saône-et-Loire. Dans le cas présent, le lieu de culte domine le bourg et le canal du Centre. Naguère, il était entouré du cimetière. Le clocher, relativement peu élevé, est fait en pierre de taille. Il surmonte le porche. A l’intérieur, on est frappé par le chœur décentré par rapport à la nef et par les cinq petites fenêtres qui dispensent une faible lumière, incitant au recueillement. La nef ayant été reconstruite, ceci pourrait expliquer que le chœur ne soit pas dans l’axe de la nef. L’entrée du chœur est encadrée par un arc en plein cintre, en pierres sombres de la région, soulignée par des joints de ciment blanc. Le chœur comporte une travée couverte d’une croisée d’ogives. De chaque côté de l’arc du chœur, une peinture illustre le texte évangélique d’une rencontre de Jésus et de ses disciples après la résurrection.
Bien que la Dheune coule à Saint-Julien, c’est bien évidemment le canal du Centre qui donne sa géographie particulière à cette commune proche d’Ecuisses. La Voie verte permet de belles balades à vélo, pour explorer notamment les abords du lac de Montaubry, réserve d’eau pour assurer l’étiage du canal.
Assurer l’étiage du canal
Martyr à Brioude (Haute-Loire) au IIIe siècle, saint Julien était très populaire au Moyen-Âge. Son nom est donné à trois communes et plusieurs églises de Saône-et-Loire. Dans le cas présent, le lieu de culte domine le bourg et le canal du Centre. Naguère, il était entouré du cimetière. Le clocher, relativement peu élevé, est fait en pierre de taille. Il surmonte le porche. A l’intérieur, on est frappé par le chœur décentré par rapport à la nef et par les cinq petites fenêtres qui dispensent une faible lumière, incitant au recueillement. La nef ayant été reconstruite, ceci pourrait expliquer que le chœur ne soit pas dans l’axe de la nef. L’entrée du chœur est encadrée par un arc en plein cintre, en pierres sombres de la région, soulignée par des joints de ciment blanc. Le chœur comporte une travée couverte d’une croisée d’ogives. De chaque côté de l’arc du chœur, une peinture illustre le texte évangélique d’une rencontre de Jésus et de ses disciples après la résurrection.
Bien que la Dheune coule à Saint-Julien, c’est bien évidemment le canal du Centre qui donne sa géographie particulière à cette commune proche d’Ecuisses. La Voie verte permet de belles balades à vélo, pour explorer notamment les abords du lac de Montaubry, réserve d’eau pour assurer l’étiage du canal.