Caroline et Thierry Lambert ont exposé des moutons southdown au Sommet de l’Elevage
A Montmort en Saône-et-Loire, Caroline et Thierry Lambert élèvent des moutons southdown. Au Sommet de l’Elevage, ils représentaient cette race rustique à la viande excellente.
Caroline Dureuil-Lambert est devenue éleveuse en 2018 après avoir été infirmière pendant vingt ans. Aujourd’hui, elle est installée à Montmort en Saône-et-Loire et exploite une trentaine d’hectares. Sa ferme est diversifiée dans l’élevage de chiens de race, d’ovins ainsi que de chevaux. Aidé de son époux Thierry qui travaille à l’extérieur, Caroline possède une troupe de 80 brebis de races charollaise, suffolk et southdown. Dès l’installation de Caroline, le couple a opté pour ces deux races d’origine britannique et notamment la southdown. Leurs premiers animaux provenaient de l'élevage de M. Poillot en Côte-d’Or. Des béliers ont été achetés ensuite chez M. Thomas dans l’Allier, raconte Thierry.
Une race rustique par excellence
« La southdown est une race très rustique. Elle est rarement malade. Les agneaux naissent moins gros que des suffolk, les naissances sont plus faciles, mais les agneaux sont un peu plus longs à démarrer », confie Thierry. Dans l’élevage, les mises bas ont lieu au mois d’avril. Les agneaux passent une petite semaine sous leurs mères en bâtiment, puis ils vont au pâturage où ils grandissent à l’herbe sans complémentation, sauf en cas de forte sécheresse, précise Thierry.
Cette conduite raisonnée donne de très bons agneaux dotés d’une très bonne viande, souligne-t-il. « Avant, je ne mangeais pas de viande d’agneau. Avec les qualités de la southdown, on redécouvre le bon goût de la viande d’agneau ! », fait valoir l’éleveur.
Le bon goût de la viande d’agneau
Moins osseux que les sufflolks et moins viandés que les charollais, les southdown donnent des agneaux pesant une quarantaine de kilos vifs pour des carcasses de 15 à 18 kg de viande. Caroline et Thierry commercialisent leurs agneaux de boucherie au marché au cadran de Moulins-Engilbert (58). Ils en valorisent également quelques-uns en vente directe.
La troupe de Caroline et Thierry constitue l’un des 8 ou 9 élevages en sélection de southdown en France. Présente depuis 170 ans sur le territoire, la race est aujourd’hui menacée et le couple d’éleveurs saône-et-loirien fait partie de ceux qui se battent pour promouvoir la southdown.
Sur leur ferme de Montmort, ils reçoivent des clients intéressés par cette race rustique. Des jeunes s’intéressent à ce joli mouton doté d’une bonne laine. Caroline et Thierry ont même accueillis des éleveurs anglais venus acheter des reproducteurs.
En concours à Paris, Cournon…
Encouragés par d’autres sélectionneurs, le couple a participé pour la première fois au concours général de la race à Paris en 2020. Caroline et Thierry exposent également leurs animaux au Sommet de l’Elevage à Cournon. Ils étaient cette année avec un bélier et deux antenais. « Cournon, c’est un peu moins le folklore qu’à Paris ; il n’y a que des éleveurs. Sur place, nous faisons connaitre la race et notre élevage. Nous rencontrons de futurs clients », confie Thierry.
Pour le Sommet de l’Elevage, les animaux sélectionnés ont été tondus au printemps. Quelques jours avant le départ pour Cournon, ils étaient lavés, leurs pieds « refaits », leur laine taillée… « Il faut compter deux bonnes journées de préparation », confie Thierry.