Cinquante ans et toujours précurseur
Quelques grandes étapes
En cinq décennies, plusieurs étapes importantes ont marqué la vie de l'exploitation. A commencer en 1968, avec l’arrêt de la production laitière, plus assez rentable. Décision est alors prise de se tourner vers les céréales. Dans les années 1970, le Gaec a testé les fraises, les cornichons, les endives, les cassis ou encore les oignons. Plusieurs essais de diversification, plus ou moins fructueux, qui avaient pour objectif de trouver une production dégageant de la valeur ajoutée. La décennie suivante sera marquée par une série de départs à la retraite et l’arrivée des successeurs, à savoir Didier Bonnetain (1978), François Bonnetain (1980), Jean-François Chavy (de 1983 à 2003), Christophe Parat (1987) et Luc Baumont (1988), puis, en 2004, Pierre-Yves Descours. Une structure qui compte en Fabien Clément un salarié embauché en 2003, lequel deviendra associé le 1er janvier 2013. Aujourd’hui, le Gaec dispose de terres s’étalant de Cluny à Bonnay. A commencer par 17 hectares de vignes (8 hectares de mâcon village, 5 hectares de bourgogne rouge, 2 hectares d’aligoté et 2 hectares de mâcon rouge), dont les raisins sont livrés à la cave de Buxy. Il y a également 190 hectares de céréales entre blé, orge, avoine, colza, tournesol, pois, soja et maïs, avec de plus en plus de diversification. On n’oubliera pas les petits fruits sur 20 hectares avec cassis (16 hectares), groseilles (4 hectares), fraises, framboises, pêches de vigne et rhubarbe.
Plusieurs débouchés
Pour développer l’aspect commercial, le Gaec a créé en 2001 une SARL du nom de Parfums de terroir. S’appuyant sur la transformation de plusieurs productions dans ses murs, le Gaec a vu le chiffre d’affaires de sa SARL grimper de 60.000 € en 2001 à 150.000 € en 2011. Sorbets, pâtes de fruits, coulis, compotes, confitures et autres jus de fruits sont principalement vendus sur place, au sein de dépôts-ventes et même de la grande distribution (Leclerc Paray-le-Monial et Leclerc Chalon-sur-Saône, Super U Prissé). « Nous avons adopté la même politique tarifaire chez tout le monde. » En parallèle, cet adhérent à l'association Terroir de Saône-et-Loire – Bienvenue à la ferme présente ses produits sur différents marchés (Pâques et fin d’année ainsi que tous les samedis à Cluny), lors de buffets et dans le cadre de l’opération Cantines en mouvement dans les classes primaires du Clunisois. Un Gaec qui a également trouvé le bon filon en investissant sur le photovoltaïque qui, pour un investissement de 315.000 €, lui rapporte plus de 40.000 € par an !
Quant au futur du Gaec, l’ambition est avant tout de conforter l’existant - avec une augmentation du nombre de serres - et de « devenir autonome avec les fruits que nous produisons. Nous souhaitons aussi continuer à développer nos productions artisanales. » Avec, à moyen terme, une réflexion qui se va se poser quant à une future transmission puisque certains associés devraient faire valoir leur droit à la retraite d’ici à quelques années.
Un quinqua en pleine forme
Un demi-siècle d’existence, cela mérite d’être fêté ! Tel est en substance le sentiment des actuels sociétaires de la Copex qui ont souhaité mettre sur pied le samedi 26 mai une petite réception - à titre privé - au cours de laquelle ressurgiront bon nombre de souvenirs. Du lancement du projet au début des années soixante à 2012, les participants pourront revivre les temps forts qui ont marqué l’histoire d’une structure pas tout à fait comme les autres. Outre la visite de l’exploitation de 10 h 30 à 17 h 30, l’un des principaux temps forts résidera en la présentation à 15 h 00 de l’ouvrage intitulé Une aventure humaine réalisé par les fondateurs. En outre, il y aura de passionnants débats et échanges en compagnie d’Yves Le Guay sur la thématique de l’agriculture sociétaire.