Saint-Boil
D’importantes traces d’une carrière gallo-romaine
Découverte en 1971 lors de travaux de terrassement, la carrière
gallo-romaine de Saint-Boil recouvre une surface d’environ un
demi-hectare. Elle fit l’objet d’une douzaine de campagnes de fouilles, lesquelles se sont déroulées entre 1972 et 1984. Si l’on est sûr que
l’extraction dans la commune cessa à l’extrême fin du IIe siècle
après JC, il est cependant établi qu’on y travaillait déjà au milieu
du Ier siècle de notre ère. Il convient de noter que le comblement
de cette carrière intervint rapidement. Il fut même, en certains
endroits, contemporain de l’extraction. Cette obturation ne fut pourtant
pas parfaite puisqu’en deux zones, à l’Ouest et à l’Est, des
sarcophages trapézoïdaux furent détachés et taillés au VIIe siècle.
gallo-romaine de Saint-Boil recouvre une surface d’environ un
demi-hectare. Elle fit l’objet d’une douzaine de campagnes de fouilles, lesquelles se sont déroulées entre 1972 et 1984. Si l’on est sûr que
l’extraction dans la commune cessa à l’extrême fin du IIe siècle
après JC, il est cependant établi qu’on y travaillait déjà au milieu
du Ier siècle de notre ère. Il convient de noter que le comblement
de cette carrière intervint rapidement. Il fut même, en certains
endroits, contemporain de l’extraction. Cette obturation ne fut pourtant
pas parfaite puisqu’en deux zones, à l’Ouest et à l’Est, des
sarcophages trapézoïdaux furent détachés et taillés au VIIe siècle.
De Saint Baudille à Saint-Boil
Placée vers l’an 900 sous le vocable d’un martyr de Nîmes, Saint Baudille –dont le nom altéré donna par la suite Saint Boil–, l’église était à cette époque une simple nef. Elle disposait d’étroites fenêtres romanes, prolongée par un chœur en cul-de-four accolé au mur Est. Un arc en plein cintre ouvrait ce mur pour donner accès au chœur. La toiture était, pour sa part, recouverte de laves. Enfin, un cimetière entourait l’église. Différentes transformations au cours des siècles finirent par donner à l’église son aspect que l’on connaît aujourd'hui. Au XIe siècle, on peut remarquer la construction du clocher. C’est au XVe siècle qu’eut lieu le remplacement du chœur par une construction beaucoup plus vaste. Quant à l’installation de l’autel en pierre, elle fut réalisée seulement au XVIIIe siècle. Il faudra finalement attendre le XIXe siècle pour découvrir la configuration actuelle de cette construction.
Placée vers l’an 900 sous le vocable d’un martyr de Nîmes, Saint Baudille –dont le nom altéré donna par la suite Saint Boil–, l’église était à cette époque une simple nef. Elle disposait d’étroites fenêtres romanes, prolongée par un chœur en cul-de-four accolé au mur Est. Un arc en plein cintre ouvrait ce mur pour donner accès au chœur. La toiture était, pour sa part, recouverte de laves. Enfin, un cimetière entourait l’église. Différentes transformations au cours des siècles finirent par donner à l’église son aspect que l’on connaît aujourd'hui. Au XIe siècle, on peut remarquer la construction du clocher. C’est au XVe siècle qu’eut lieu le remplacement du chœur par une construction beaucoup plus vaste. Quant à l’installation de l’autel en pierre, elle fut réalisée seulement au XVIIIe siècle. Il faudra finalement attendre le XIXe siècle pour découvrir la configuration actuelle de cette construction.