De la “paperasse” à la success story
À Chagny, au carrefour de la Côte de Beaune et de la Côte chalonnaise, une petite structure est en train de s'imposer comme un maillon discret, mais devenu essentiel, à l’écosystème viticole : s'occuper de toute la "paperasse". Et bien au-delà. Avec même le lancement d'une franchise.
Alo Viti, fondée en 2018, n’élabore pas de vin. Mais sans elle, reconnaissent aujourd’hui de nombreux domaines, certaines bouteilles auraient bien du mal à quitter le chai.À l’origine du projet, un décalage de plus en plus visible entre les exigences administratives et le quotidien des vignerons. Anaïs Laborde, alors engagée dans des fonctions commerciales à l’export, en prend pleinement la mesure. « Quand je demandais un tarif ou une fiche technique, ça mettait beaucoup de temps à arriver », explique-t-elle. Elle observe des exploitants submergés, contraints de jongler entre production, commercialisation et obligations réglementaires.Le déclic intervient au moment de la dématérialisation des déclarations. « On est passé du carnet de cave à des plateformes numériques obligatoires. C’était une problématique supplémentaire », souligne-t-elle. Dans ce contexte, elle voit une opportunité et crée Alo Viti.Dès le départ, le positionnement est clair : apporter une réponse opérationnelle à une charge administrative devenue trop lourde. « Les viticulteurs ont cinq métiers en un. Ils ne peuvent pas tout gérer », insiste Anaïs Laborde. L’activit...
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