Joncy
De meurtrières guerres de religion
Au fil des siècles, la commune de Joncy a connu une histoire mouvementée avec, notamment, de meurtrières guerres de religion et l’occupation du village par des troupes autrichiennes.
D’après l’étymologie latine de son nom - à savoir Jonciacum Jonceium -, le bourg de Joncy semble remonter à l’époque gallo-romaine. Il existe encore un tronçon de voie romaine entre la rivière la Guye et le lieu-dit "Les Croisettes". Cette voie continue en direction de Saint-Gengoux-le-National. Les deux routes menant de Chalon-sur-Saône à Charolles et à Tournus (par Saint-Gengoux-le-National) datent de 1753. Au XIe siècle, la seigneurie de Joncy appartenait aux comtes de Chalon. Elle eut le titre et les privilèges de paroisse au XIIe siècle quand une église a été construite à frais communs.
En 1562, le village fut le théâtre d’un épisode des meurtrières guerres de religion. A la tête des troupes royales, le gouverneur de Bourgogne Saulx-Ventoux dispersa une partie des Huguenots qui venaient de saccager Saint-Gengoux-le-National. Il les arrêta au Pont de Joncy. La commune fut également occupée par les Autrichiens après les Cent jours. A noter, enfin qu’au XVIIIe siècle, le service des postes royales disposait d’un relais important dans la commune.
80.000 francs pour saint Didier
La pose de la première pierre de l’actuelle église paroissiale, placée sous le vocable de saint Didier, date du 21 mai 1882. L’abbé Antoine Denojean avait pris l’initiative dès son arrivée à Joncy, en avril 1876, de remplacer la petite église romane, dont ne subsiste aujourd’hui que la chapelle seigneuriale dans le cimetière communal, par un édifice plus grand et plus moderne. Il se porte acquéreur du terrain et fait appel à l’architecte mâconnais Tony Ferret. Ce dernier propose le 10 décembre 1876 un premier projet chiffré à 50.000 francs. Après quelques modifications, le projet est approuvé et la construction débute en 1882. Fin 1883, le gros œuvre est certes terminé mais les travaux doivent s’arrêter faute d’argent. Ce n’est qu’au début de 1887 que l’église est terminée, coûtant finalement 80.000 francs à la paroisse qui en aura supporté seule la charge. Ce bâtiment subira d’importants travaux en 1932, 1974 et 1999, à chaque fois pour restaurer la toiture.
En 1562, le village fut le théâtre d’un épisode des meurtrières guerres de religion. A la tête des troupes royales, le gouverneur de Bourgogne Saulx-Ventoux dispersa une partie des Huguenots qui venaient de saccager Saint-Gengoux-le-National. Il les arrêta au Pont de Joncy. La commune fut également occupée par les Autrichiens après les Cent jours. A noter, enfin qu’au XVIIIe siècle, le service des postes royales disposait d’un relais important dans la commune.
80.000 francs pour saint Didier
La pose de la première pierre de l’actuelle église paroissiale, placée sous le vocable de saint Didier, date du 21 mai 1882. L’abbé Antoine Denojean avait pris l’initiative dès son arrivée à Joncy, en avril 1876, de remplacer la petite église romane, dont ne subsiste aujourd’hui que la chapelle seigneuriale dans le cimetière communal, par un édifice plus grand et plus moderne. Il se porte acquéreur du terrain et fait appel à l’architecte mâconnais Tony Ferret. Ce dernier propose le 10 décembre 1876 un premier projet chiffré à 50.000 francs. Après quelques modifications, le projet est approuvé et la construction débute en 1882. Fin 1883, le gros œuvre est certes terminé mais les travaux doivent s’arrêter faute d’argent. Ce n’est qu’au début de 1887 que l’église est terminée, coûtant finalement 80.000 francs à la paroisse qui en aura supporté seule la charge. Ce bâtiment subira d’importants travaux en 1932, 1974 et 1999, à chaque fois pour restaurer la toiture.