Chasse
Des sangliers naissant de plus en plus tôt dans l'année
A travers la chasse, la pêche ou l'élevage, l'homme modifie la structure
et la taille des populations animales. Cette pression peut aussi avoir
des conséquences évolutives sur ces populations. Ainsi, une étude
française a montré que, sur une population de sangliers, la pression
exercée par les chasseurs avait conduit les marcassins à naître plus tôt
dans l'année.
et la taille des populations animales. Cette pression peut aussi avoir
des conséquences évolutives sur ces populations. Ainsi, une étude
française a montré que, sur une population de sangliers, la pression
exercée par les chasseurs avait conduit les marcassins à naître plus tôt
dans l'année.
[WEB]On a longtemps pensé que l'évolution opérait sur un rythme beaucoup plus lent que celui des dynamiques écologiques, de sorte que les deux domaines de recherche se recoupent peu. Cependant, des études récentes ont montré que les processus évolutifs et écologiques pouvaient avoir lieu sur les mêmes échelles de temps et que de nombreux organismes évoluaient en seulement quelques générations. D'où l'idée de mettre en évidence l'effet de la pression de sélection dans les dynamiques de population.
L'étude publiée dans Evolution a ainsi analysé les données recueillies entre 1981 et 2003 sur une population de sangliers champenoise suivie de près par le Centre national de recherche et d’étude appliquée cervidés-sanglier (CNERA CS) de l’ONCFS.[/WEB]
Ces animaux n'ont que peu de prédateurs naturels mais ils sont chassés chaque année entre octobre et février et, au cours des 22 ans de surveillance, la pression exercée par les chasseurs s'est nettement accentuée, puisqu'on est passé de 151 à 755 prises par an, un chiffre à rapporter à celui de la population totale (entre 1 200 et 1 500 individus) de ces 11.000 hectares de forêt.
Les résultats de l'étude montrent qu'en 2003, les marcassins naissaient en moyenne 12 jours plus tôt qu'en 1981. Cette évolution a permis aux jeunes femelles de « prendre de l'avance » et d'avoir plus de chances d'obtenir une première portée au cours de leur première année de vie. Une adaptation à la pression des chasseurs et une tentative évolutive pour contrecarrer la réduction importante de l'espérance de vie qui touche cette population de sangliers.Etudes réalisée par les chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS / Universités de Montpellier 1, 2, 3 et de Nîmes / SupAgro / Cirad / EPHE / IRD / INRA), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (CNRS / Université de Lyon 1 / INRIA) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)
L'étude publiée dans Evolution a ainsi analysé les données recueillies entre 1981 et 2003 sur une population de sangliers champenoise suivie de près par le Centre national de recherche et d’étude appliquée cervidés-sanglier (CNERA CS) de l’ONCFS.[/WEB]
Ces animaux n'ont que peu de prédateurs naturels mais ils sont chassés chaque année entre octobre et février et, au cours des 22 ans de surveillance, la pression exercée par les chasseurs s'est nettement accentuée, puisqu'on est passé de 151 à 755 prises par an, un chiffre à rapporter à celui de la population totale (entre 1 200 et 1 500 individus) de ces 11.000 hectares de forêt.
Les résultats de l'étude montrent qu'en 2003, les marcassins naissaient en moyenne 12 jours plus tôt qu'en 1981. Cette évolution a permis aux jeunes femelles de « prendre de l'avance » et d'avoir plus de chances d'obtenir une première portée au cours de leur première année de vie. Une adaptation à la pression des chasseurs et une tentative évolutive pour contrecarrer la réduction importante de l'espérance de vie qui touche cette population de sangliers.Etudes réalisée par les chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS / Universités de Montpellier 1, 2, 3 et de Nîmes / SupAgro / Cirad / EPHE / IRD / INRA), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (CNRS / Université de Lyon 1 / INRIA) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)