8e congrès national d’Aprovalbois
Entrer dans l’âge du bois
Dans le droit fil du 7e congrès Bois et Forêts consacré aux innovations
produits, Aprovalbois a accueilli 280 participants à son 8e congrès
organisé le 24 novembre à Dijon.
produits, Aprovalbois a accueilli 280 participants à son 8e congrès
organisé le 24 novembre à Dijon.
Le thème de l’innovation qui n’avait pas été épuisé en 2009 figurait de nouveau à l’ordre du jour. Il a été abordé sous trois angles : la ressource et les problématiques d’inventaire, les améliorations possibles dans les entreprises de transformation et la communication de la filière auprès du grand public.
Aprovalbois a réuni des experts de haut niveau et ouvert les débats à des intervenants extérieurs. Exemple avec Total qui investit dans l’efficacité énergétique, ou le groupe chimique Arkema qui a présenté sa politique de communication très rodée.
Mais ce sont les visions prospectives de Claude Roy et Jean-Luc Sandoz qui ont d’abord capté l’attention des congressistes. Spécialiste des filières vertes au conseil général de l’agriculture, Claude Roy a plaidé pour une forêt productive et efficace qui assume sa responsabilité de fournisseur de filière. Les mots sont forts : « il faut mettre en examen la politique forestière, la remplacer par une stratégie gagnante qui mêle la forêt, la filière, les marchés. Les règles de base de sylviculture doivent intégrer le rajeunissement de nos forêts, le reboisement en résineux, une fiscalité qui incite à l’action plus qu’à la protection ».
Jean-Luc Sandoz a manifesté sa colère contre la finance mondiale. « Qu’est-ce que c’est que cette économie qui ne produit rien et détruit les emplois ? ». Face à ce « pouvoir métastasé », l’ingénieur franco-suisse présente le bois comme une solution. Quand les matières premières vont flamber, le bois gagnera en compétitivité ; il profitera de son bilan carbone et de ses performances techniques. Le bois contribuera à relancer l’économie, à condition que les produits de demain fassent appel à plus d’ingénierie, qu’ils soient développés et portés par les PME, qu’ils utilisent les ressources locales.
Le congrès a déroulé un catalogue d’innovations qui serviront ce futur prometteur. Comment mieux inventorier la ressource avec les images satellites ou les radars aéroportés, comment « tracer » les grumes de la forêt à la scierie au moyen des puces RFID qui ont déjà envahi notre quotidien… Comment améliorer le réemploi de la matière en utilisant l’éco-conception ; quels progrès mettre en place sur les chaînes de production ?
Il faudra aussi vaincre les idées reçues, expliquer que couper un arbre n’est pas néfaste à la forêt. « Si les professionnels ou l’Etat communiquent sur ce sujet, personne ne nous écoutera », observe Claude Roy. « Ce message doit être transmis par des scientifiques, des humanistes, des gens qui ont une autorité morale. Réfléchissons à la création d’une fondation qui puisse communiquer sur ce qu’est une politique forestière durable ».
Le sociologue Gérard Mermet a lui-même porté un éclairage optimiste sur ce thème de la communication. Matériau naturel et renouvelable, il ne fait aucun doute que le bois répondra aux attentes nouvelles de la population.
Aprovalbois a réuni des experts de haut niveau et ouvert les débats à des intervenants extérieurs. Exemple avec Total qui investit dans l’efficacité énergétique, ou le groupe chimique Arkema qui a présenté sa politique de communication très rodée.
Mais ce sont les visions prospectives de Claude Roy et Jean-Luc Sandoz qui ont d’abord capté l’attention des congressistes. Spécialiste des filières vertes au conseil général de l’agriculture, Claude Roy a plaidé pour une forêt productive et efficace qui assume sa responsabilité de fournisseur de filière. Les mots sont forts : « il faut mettre en examen la politique forestière, la remplacer par une stratégie gagnante qui mêle la forêt, la filière, les marchés. Les règles de base de sylviculture doivent intégrer le rajeunissement de nos forêts, le reboisement en résineux, une fiscalité qui incite à l’action plus qu’à la protection ».
Jean-Luc Sandoz a manifesté sa colère contre la finance mondiale. « Qu’est-ce que c’est que cette économie qui ne produit rien et détruit les emplois ? ». Face à ce « pouvoir métastasé », l’ingénieur franco-suisse présente le bois comme une solution. Quand les matières premières vont flamber, le bois gagnera en compétitivité ; il profitera de son bilan carbone et de ses performances techniques. Le bois contribuera à relancer l’économie, à condition que les produits de demain fassent appel à plus d’ingénierie, qu’ils soient développés et portés par les PME, qu’ils utilisent les ressources locales.
Le congrès a déroulé un catalogue d’innovations qui serviront ce futur prometteur. Comment mieux inventorier la ressource avec les images satellites ou les radars aéroportés, comment « tracer » les grumes de la forêt à la scierie au moyen des puces RFID qui ont déjà envahi notre quotidien… Comment améliorer le réemploi de la matière en utilisant l’éco-conception ; quels progrès mettre en place sur les chaînes de production ?
Il faudra aussi vaincre les idées reçues, expliquer que couper un arbre n’est pas néfaste à la forêt. « Si les professionnels ou l’Etat communiquent sur ce sujet, personne ne nous écoutera », observe Claude Roy. « Ce message doit être transmis par des scientifiques, des humanistes, des gens qui ont une autorité morale. Réfléchissons à la création d’une fondation qui puisse communiquer sur ce qu’est une politique forestière durable ».
Le sociologue Gérard Mermet a lui-même porté un éclairage optimiste sur ce thème de la communication. Matériau naturel et renouvelable, il ne fait aucun doute que le bois répondra aux attentes nouvelles de la population.