Faire la chasse aux courants électriques parasites en élevage laitier
Bâtiment / Un guide « Diagnostic électrique en élevage laitier » publié par le Cniel et l’Idele en 2026 propose un protocole harmonisé pour détecter et prévenir les courants électriques parasites dans les élevages laitiers. Destiné aux professionnels habilités, ce document apporte des repères techniques essentiels pour améliorer la sécurité des installations et le confort des animaux.
Les courants électriques parasites, parfois appelés « courants vagabonds », correspondent à des circulations électriques non souhaitées dans les bâtiments d’élevage. Ils peuvent provenir d’un dysfonctionnement interne de l’installation électrique (mauvaise mise à la terre, défaut d’isolement, absence de liaisons équipotentielles) ou de sources externes comme les lignes à haute tension ou certains équipements électriques proches des exploitations.« En élevage, ces courants parasites parcourent les éléments conducteurs, le sol et les structures métalliques de l’exploitation et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal », assurent l’Idele et le Cniel dans le guide « Diagnostic électrique en élevage laitier ». Les vaches laitières sont beaucoup plus sensibles que l’homme aux faibles courants électriques. Des études scientifiques montrent que la résistance corporelle de la vache varie de 500 à 1000 ohms, contre 1000 à 5000 pour l’homme, et que des intensités de seulement 2 à 6 mA peuvent provoquer stress, crispations ou réactions de fuite chez les animaux.Un protocole national structuréL’objectif de ce guide est de proposer une métho...
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