Insectes : un enjeu sanitaire et économique
Sanitaire / Dans les bâtiments d’élevage, la présence d’insectes ne se limite pas à une simple nuisance. Elle constitue un véritable facteur de risque sanitaire et un frein aux performances. La fiche Sécurivo de l’Institut de l’élevage (Idele) met en lumière leur rôle central dans la diffusion d’agents pathogènes et insiste sur la nécessité de les intégrer pleinement aux stratégies de biosécurité.
Les insectes agissent à la fois comme sources directes de contamination et comme vecteurs mécaniques. En circulant entre les déjections, les aliments et les animaux, ils transportent et disséminent de nombreux germes. Cette circulation permanente au sein du bâtiment favorise la propagation des maladies et complique leur maîtrise.La fiche accorde une place centrale à la mouche domestique. Dotée d’une capacité de reproduction très élevée : « Chaque femelle peut pondre six fois de suite, avec 100 à 150 œufs par ponte, sur un substrat organique humide non liquide, soit jusqu’à 900 œufs par jour ». Son développement est très lié aux températures élevées. « Dans des conditions estivales optimales, les mouches domestiques peuvent achever leur développement de l’œuf à l’adulte en sept jours seulement », indique la fiche technique. La mouche domestique est associée à plus de cent pathogènes responsables de maladies chez l’Homme et les animaux (salmonelle, tuberculose…). « Par ailleurs, sa présence autour des animaux les énerve et peut causer une perte de production...
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