Boyer
L'abbatiale de Tournus comme source d’inspiration
La partie principale du village de Boyer est située au fond d’un vallon,
au pied de la montagne de Tournus. La petite rivière de la Natouze, qui
jaillit du sol à Martailly-lès-Brancion –après s’être grossie des eaux
de la Doue dont la source se situe à Vers–, arrose le territoire de la
commune et va se jeter dans la Saône. Alors que l’on exploitait
autrefois des carrières de pierre à bâtir de bonne qualité et de la
pierre à chaux, le village de Boyer doit son nom à une station de Boii
ou Boiens établis dans la contrée longtemps avant la conquête romaine
au pied de la montagne de Tournus. La petite rivière de la Natouze, qui
jaillit du sol à Martailly-lès-Brancion –après s’être grossie des eaux
de la Doue dont la source se situe à Vers–, arrose le territoire de la
commune et va se jeter dans la Saône. Alors que l’on exploitait
autrefois des carrières de pierre à bâtir de bonne qualité et de la
pierre à chaux, le village de Boyer doit son nom à une station de Boii
ou Boiens établis dans la contrée longtemps avant la conquête romaine
Les Eduens –après la grande défaite des Helvètes– prièrent César, quand il déplaça une partie des populations qu’il venait de soumettre, de leur laisser les Boiens du fait de leur valeur et de leur réputation. Au IVe siècle, Boyer porte le nom de Boïacum. D’importantes découvertes archéologiques faites sur le territoire permettent de souligner combien l’occupation romaine a été importante avec plusieurs tronçons de voies encore visibles. Au lieu-dit Champ de Laveau ont été découverts des tombeaux formés de dalles posées sur champs, refermant des squelettes humains. Le dernier a été trouvé en 1858.
Prêtre réfractaire
L’histoire ecclésiastique du diocèse nous apprend que le village appartenait à la fin du VIe siècle à une famille patricienne burgonde particulièrement riche et puissante, établie à Boyer après la chute de l’empire romain, dont fut issu Saint Loup, évêque de Chalon en 710.
Par ailleurs, la commune dispose d’une église moderne reconstruite à la veille de la Révolution sur l’emplacement d’un lieu de culte plus ancien devenu trop exiguë. La tradition rapporte que cette vieille bâtisse avait été élevée sur l’oratoire de Saint Loup construit à côté de sa Celle par la vénération des habitants pour leur saint patron. L’entrepreneur qui édifia l’église neuve chercha à rappeler dans son œuvre la disposition intérieure de l’église abbatiale de Tournus par sa double rangée de piliers ronds en maçonnerie et par un vaisseau à trois nefs. La bénédiction de l’église de Boyer eut lieu le 13 mai 1791. À signaler, enfin que pendant la période révolutionnaire, le curé de Boyer, prêtre réfractaire, mourut en prison.
Prêtre réfractaire
L’histoire ecclésiastique du diocèse nous apprend que le village appartenait à la fin du VIe siècle à une famille patricienne burgonde particulièrement riche et puissante, établie à Boyer après la chute de l’empire romain, dont fut issu Saint Loup, évêque de Chalon en 710.
Par ailleurs, la commune dispose d’une église moderne reconstruite à la veille de la Révolution sur l’emplacement d’un lieu de culte plus ancien devenu trop exiguë. La tradition rapporte que cette vieille bâtisse avait été élevée sur l’oratoire de Saint Loup construit à côté de sa Celle par la vénération des habitants pour leur saint patron. L’entrepreneur qui édifia l’église neuve chercha à rappeler dans son œuvre la disposition intérieure de l’église abbatiale de Tournus par sa double rangée de piliers ronds en maçonnerie et par un vaisseau à trois nefs. La bénédiction de l’église de Boyer eut lieu le 13 mai 1791. À signaler, enfin que pendant la période révolutionnaire, le curé de Boyer, prêtre réfractaire, mourut en prison.