L’agritourisme à l'heure de la restructuration
Deux parlementaires ont publié un rapport qu’ils ont remis au gouvernement. L’état des lieux de l’agrotourisme français nécessite, selon eux, de créer un nouveau label et de mieux organiser la filière en France en s’inspirant notamment du modèle italien.
« Structurer l’agritourisme en France : diagnostic et propositions ». Tel est le rapport qu’ont publié fin mars le député Anthony Brosse (Ensemble pour la République / Loiret) et la sénatrice Sylviane Noël (LR, Haute-Saône). Aujourd'hui, la destination campagne incarne un art de vivre qui séduit : elle représente déjà plus de 20 % des nuitées en zone rurale en France, soit 100 millions de séjours en 2023. Pourtant, le diagnostic est sans appel : seules 3 % des exploitations françaises pratiquent l’agritourisme, contre un développement bien plus massif chez nos voisins. L’enjeu dépasse le simple profit financier, surtout dans ces périodes d’incertitudes géopolitiques et climatiques. Des études montrent qu’une ferme engagée dans l’agritourisme voit ses chances de survie augmenter de 10,9 %, tout en favorisant des méthodes plus respectueuses de la biodiversité et du paysage. En ce sens, cette activité constitue non seulement un complément de revenu, mais aussi un levier de résilience majeur. Pour comprendre la marge de progrès qu’il reste à fournir en France, les deux parlementaires ont tourné leurs regards vers l'Italie. En 2023, les touristes étrangers y ont dépensé en moyenne...
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