Le retour des sabotages
Dans la nuit du 6 au 7 mai, de nouvelles réserves de substitution ont été vandalisées dans les Deux-Sèvres et la Vienne. Entre bâches lacérées et menaces de récidive, le monde agricole fait face à une recrudescence de violence alors que le traumatisme de Sainte-Soline est encore vif.
Le réveil a été brutal pour les exploitants du bassin de la Boutonne et du Mellois. Dans la nuit du 6 au 7 mai 2026, plusieurs réserves de substitution, outils indispensables à la résilience des fermes locales face aux aléas climatiques, ont été la cible de dégradations délibérées. Un mystérieux groupe d'activistes écologistes, se faisant appeler « l’Amicale pour le Débâchage Permanent du Poitou (ADPP) », a revendiqué le sabotage de trois sites. Parmi les infrastructures touchées figurent la réserve de l'entreprise Pampr'oeuf à Rouillé (Vienne), un ouvrage de 40 081 m² pour 250 000 m3, ainsi qu'une réserve située à Lusseray, dans les Deux-Sèvres, d'une capacité de 185 000 m3. Les constatations effectuées par la gendarmerie locale sont sans appel : sur les trois sites impactés, les bâches d'étanchéité ont été lacérées et, dans un cas, le cadenas du portail d'accès a été sectionné. Ces actes criminels ne sont malheureusement pas des épisodes isolés. Ils s’inscrivent dans une stratégie de harcèlement systématique visant à paralyser le modèle agricole productif sous couvert de défense de l’environnement.Cette nouvelle vague de vandalisme réveille inévitablement les démons d’un pa...
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