Ça se tend
À l’issue de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission des Affaires économiques, industriels et distributeurs sont montés au créneau pour étriller le texte.
Tel qu’adopté par les députés de la commission des Affaires économiques, qu icomptaient de nombreux absents, le volet « relations commerciales » du projet de loi d’urgence agricole, qui inclut notamment un prix plancher généralisé, n’es tpas du goût de l’aval. Dans la filière laitière, les différents maillons s’opposent encore une fois. Les éleveurs, réunis au sein de la FNPL (FNSEA) sont satisfaits, mais les industriels sont très déçus. La Fnil (industriels) dresse un sombre bilan du projet de loi. Sur LinkedIn, son p.-d.g. François-Xavier Huard déplore un « empilement normatif qui étouffe l’initiative », rappelant qu’elle constitue la sixième loi sur les relations commerciales agricoles entre 2014 et 2026. « Chacune est venue corriger la précédente », sans résoudre le problème de la création de la valeur dans la filière. Les transformateurs sont contre les tunnels de prix entre organisations de producteurs et acheteurs « qui creusent des tombes industrielles », contre les délais de négociation ramenés à quatre mois qui déboucheront sur des « accords bâclés ou des contentieux démultipliés ». Autre grief : les « huit nouveaux cas de sanction administrative […] formulés, de l’...
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