« La justice doit passer, avec une rigueur implacable »
Plusieurs retenues d’eau de la vallée de la Boutonne et du Mellois, dans les Deux-Sèvres et la Vienne ont été, une nouvelle fois, la cible de dégradations volontaires Ce sabotage perpétré dans la nuit du 6 au 7 mai n’est ni un acte militant courageux, ni une quelconque désobéissance civile romantique. C’est un vandalisme méthodique, assumé, dirigé contre des outils de travail agricoles, contre des territoires ruraux déjà fragilisés et, au fond, contre l’intérêt collectif lui-même. Il faut appeler les choses par leur nom. Dégrader une infrastructure hydraulique, sectionner des équipements, vider des installations ou empêcher leur fonctionnement, comme ces activistes radicaux ont pu le faire à Sainte-Soline et ailleurs, ce n’est pas « défendre l’eau ». C’est gaspiller des investissements publics et privés considérables, menacer des exploitations familiales et fragiliser la capacité de production alimentaire d’un pays qui exige pourtant toujours plus de souveraineté agricole. Les réserves de substitution ne sont pas des caprices d’agriculteurs. Elles répondent à une réalité climatique incontestable : alternance de sécheresses longues, hivers plus irréguliers, tensions estivales...
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