Bilan de la campagne pommes de terre 2010-2011
L’exportation, un débouché majeur pour l’équilibre du marché
La consommation de pommes de terre s’est maintenue malgré la hausse des prix. Mais l’exportation représente désormais 40 % de la production nationale.
Le bilan de la campagne de pommes de terre de conservation 2010/2011 a été exceptionnel sur la plupart des points, sauf le volume de production en retrait de 4 % sur la précédente campagne, mais cette réduction des disponibilités a eu des effets positifs sur l’équilibre du marché et le niveau élevé des prix. La hausse des prix à la production et tout au long de la filière, jusqu’à l’acheteur final, n’a pas eu de conséquences notables sur les achats des ménages qui se sont quasi maintenus alors que la consommation « en frais » de la pomme de terre connaît depuis longtemps une évolution négative. Principal motif de satisfaction : l’exportation. Jusqu’en avril, on pouvait penser que le record des sorties, 2,07 Mt, de la campagne 2009/2010 serait battu, mais les ventes extérieures se sont ralenties ces derniers mois, non pas par manque de dynamisme mais en raison d’une raréfaction de l’offre. Ainsi à la fin juin (11 mois de campagne) 1,92 Mt de tubercules ont été exportées contre 2,01 Mt pour la période correspondante de 2009/2010. Les deux millions de tonnes ne seront peut-être pas atteints cette année, mais approchés de très près. En revanche, le record absolu en valeur est pulvérisé dès les 11 premiers mois de la campagne le chiffre d’affaires de l’export se montant à 497,7 M€ contre 300,4 M€ en 2009/2010 et moins de 300, les deux campagnes précédentes. L’exportation demeure un facteur essentiel de l’équilibre de notre marché puisqu’elle représente quelque 40 % de notre production nationale.
Cap à l’Est
La hiérarchie de nos clients évolue peu dans le haut du tableau, l’Espagne conservant la tête, même si pour les 11 premiers mois de la dernière campagne ses achats, 542 000 t se révèlent très inférieures à ceux de 2008 / 2009 (716 000 t) et de 2009/2010 (646 000 t). L’Italie consolide sa seconde position avec 358 000 t, soit une nette reprise par rapport à 2007/2008 et 2008/2009, sous les 300 000 t. Et pour ce début de campagne, c’est l’Italie qui est la plus précocement présente sur notre marché. Notre troisième gros client se situe au Nord de l’Union européenne : la Belgique, avec 263 000 t. Mais il s’agit là d’un débouché particulier très lié à l’industrie de transformation. Le fait le plus marquant de la dernière campagne a été le développement de nos ventes sur l’est de l’Europe, qu’il s’agisse de pays à l’intérieur de l’Union européenne ou extérieurs (Bulgarie, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Russie …) destinations qui sont passées de 41 000 t en 2007/2008 à 221 400 t pour les 11 premiers mois de campagne. Il faut y voir en partie, le grave déficit de production dans ces régions, l’an dernier, mais on notera cependant que pour la même période de 2009/2010, ce débouché présentait déjà une progression notable, 150 000 t. L’ouverture élargie de ces marchés au cours de la dernière campagne n’est donc pas forcément le seul effet de la conjoncture. En tout cas ils sont à entretenir, en particulier cette année où la production en France et chez nos partenaires (et concurrents) communautaires sera plus abondante et dont l’écoulement dépendra beaucoup des exportations. La production française dispose sur ce plan, d’un outil majeur qui est la meilleure constance de ses disponibilités et de la qualité de sa production.
Cap à l’Est
La hiérarchie de nos clients évolue peu dans le haut du tableau, l’Espagne conservant la tête, même si pour les 11 premiers mois de la dernière campagne ses achats, 542 000 t se révèlent très inférieures à ceux de 2008 / 2009 (716 000 t) et de 2009/2010 (646 000 t). L’Italie consolide sa seconde position avec 358 000 t, soit une nette reprise par rapport à 2007/2008 et 2008/2009, sous les 300 000 t. Et pour ce début de campagne, c’est l’Italie qui est la plus précocement présente sur notre marché. Notre troisième gros client se situe au Nord de l’Union européenne : la Belgique, avec 263 000 t. Mais il s’agit là d’un débouché particulier très lié à l’industrie de transformation. Le fait le plus marquant de la dernière campagne a été le développement de nos ventes sur l’est de l’Europe, qu’il s’agisse de pays à l’intérieur de l’Union européenne ou extérieurs (Bulgarie, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Russie …) destinations qui sont passées de 41 000 t en 2007/2008 à 221 400 t pour les 11 premiers mois de campagne. Il faut y voir en partie, le grave déficit de production dans ces régions, l’an dernier, mais on notera cependant que pour la même période de 2009/2010, ce débouché présentait déjà une progression notable, 150 000 t. L’ouverture élargie de ces marchés au cours de la dernière campagne n’est donc pas forcément le seul effet de la conjoncture. En tout cas ils sont à entretenir, en particulier cette année où la production en France et chez nos partenaires (et concurrents) communautaires sera plus abondante et dont l’écoulement dépendra beaucoup des exportations. La production française dispose sur ce plan, d’un outil majeur qui est la meilleure constance de ses disponibilités et de la qualité de sa production.