Monthelon
L’influence de la très pieuse Jeanne de Chantal
De l’implantation gallo-romaine aux bienfaits de Jeanne de Chantal, la commune de Monthelon est le témoin d’une histoire particulièrement riche.
Bordée par l’Arroux et les premiers contreforts du Morvan, Monthelon fait partie de l’espace suburbain d’Autun dès l’époque gallo-romaine. Son territoire est traversé par la voie Chalon-Bibracte-Decize sur laquelle s’embranche le raccordement joignant Autun à la voie Bibracte-Gergovie. Le village compte de nombreux vestiges gallo-romains comme cette villa avec marbres, piscine, hypocaustes et mosaïques ou cette une butte fortifiée qui surveillait le carrefour de deux routes antiques et le passage à gué de l’Arroux à Chevannes.
A Lée, une motte féodale entourée de fossés profonds est, à l’époque médiévale, le berceau de la famille seigneuriale de Montholon. L’un de ses plus éminents membres fut le général de Montholon, aide de camp de Napoléon. Il fut le seul de ses généraux à l’accompagner en exil à Sainte-Hélène où il demeura jusqu’à la mort de l’Empereur. Certains l'accusent d'avoir empoisonné ce dernier... Située au sud de l’église, la motte fut abandonnée au XVe siècle. Une nouvelle maison forte, connue sous le nom de château de Sainte Jeanne de Chantal, fut construite au nord du bourg. Elle était autrefois protégée par quatre tours et des fossés alimentés par l’eau de la Celle. La seigneurie de Monthelon fut acquise en 1547 par Christophe de Rabutin. Son petit-fils, également prénommé Christophe, épousa en 1592 Jeanne-Françoise Frémyot. A sa mort, Jeanne resta au château, se consacrant à l’éducation de ses enfants et au soulagement de toutes les misères de la paroisse. Celle qui sera la grand-mère de la marquise de Sévigné fit la connaissance de saint François de Sales, évêque de Genève, lequel devint son directeur de conscience. C’est sous son impulsion qu’elle fonda l’ordre de la Visitation. Elle mourut en 1641 et fut canonisée en 1769.
Des prières célestes...
L’église de Monthelon conserve une partie romane. Le chœur et l’abside d’un ancien édifice forment le bras droit du transept de la bâtisse actuelle avec des colonnes de granit ornées de chapiteaux à décoration très simple. Cette église fut primitivement connue sous le vocable de Saint Eptade, un saint local qui mourut abbé de Cervon. Elle passa ensuite sous celui de Saint Barthélémy. Ces deux saints sont invoqués contre les orages et la foudre. Ils se fêtent le 24 août. On mit ultérieurement à celle même date sainte Jeanne de Chantal, patronne de la paroisse. Il existait autrefois une fontaine dédiée à Saint Barthélémy où l’on se rendait pour guérir de la fièvre ou pour demander la pluie par temps de sécheresse.
A Lée, une motte féodale entourée de fossés profonds est, à l’époque médiévale, le berceau de la famille seigneuriale de Montholon. L’un de ses plus éminents membres fut le général de Montholon, aide de camp de Napoléon. Il fut le seul de ses généraux à l’accompagner en exil à Sainte-Hélène où il demeura jusqu’à la mort de l’Empereur. Certains l'accusent d'avoir empoisonné ce dernier... Située au sud de l’église, la motte fut abandonnée au XVe siècle. Une nouvelle maison forte, connue sous le nom de château de Sainte Jeanne de Chantal, fut construite au nord du bourg. Elle était autrefois protégée par quatre tours et des fossés alimentés par l’eau de la Celle. La seigneurie de Monthelon fut acquise en 1547 par Christophe de Rabutin. Son petit-fils, également prénommé Christophe, épousa en 1592 Jeanne-Françoise Frémyot. A sa mort, Jeanne resta au château, se consacrant à l’éducation de ses enfants et au soulagement de toutes les misères de la paroisse. Celle qui sera la grand-mère de la marquise de Sévigné fit la connaissance de saint François de Sales, évêque de Genève, lequel devint son directeur de conscience. C’est sous son impulsion qu’elle fonda l’ordre de la Visitation. Elle mourut en 1641 et fut canonisée en 1769.
Des prières célestes...
L’église de Monthelon conserve une partie romane. Le chœur et l’abside d’un ancien édifice forment le bras droit du transept de la bâtisse actuelle avec des colonnes de granit ornées de chapiteaux à décoration très simple. Cette église fut primitivement connue sous le vocable de Saint Eptade, un saint local qui mourut abbé de Cervon. Elle passa ensuite sous celui de Saint Barthélémy. Ces deux saints sont invoqués contre les orages et la foudre. Ils se fêtent le 24 août. On mit ultérieurement à celle même date sainte Jeanne de Chantal, patronne de la paroisse. Il existait autrefois une fontaine dédiée à Saint Barthélémy où l’on se rendait pour guérir de la fièvre ou pour demander la pluie par temps de sécheresse.