Située aux confins du Morvan et du Charollais, la commune de Saint-Jean-de-Trézy –qui compte aujourd’hui 350 habitants– est installée à une altitude d’environ 300 mètres. Dans son livre La Billebaude, Henri Vincenot cite le verbe trézir au sens de sortir de terre, comme le blé en herbe : le blé trézit. En fait, l'origine de Trézy vient d’une déformation du latin trans ire, trans signifiant à travers, transpercer, trépasser et ire aller, traverser, sortir. Cette localité abrite des grottes qui sont, en fait, d’anciennes champignonnières. La trace de la civilisation romaine prend plusieurs formes. Qu’il s’agisse des incontournables voies romaines ou d’un cimetière. En 1890, en procédant à la plantation d’une vigne, on trouva un petit monument funéraire, d’un modèle courant sous l’empire romain. A savoir un haut relief où figurent en buste, côte à côte, mari et femme. Sur l’initiative de Jean-Baptiste Pocheron, cette double effigie fut placée sur la façade Ouest de l’église, plusieurs mètres au-dessus du porche principal. Des pièces de monnaie romaine furent également retrouvées dans le cimetière.
Le choc des guerres de religion
Lorsque l’on s’intéresse à l’église, on note que l’abside avec son toit de lave date du douzième siècle. Elle fut détériorée une première fois sous la restauration. A l’intérieur, on trouve un chapiteau très simple, des arcades et des petits piliers classiques. Courant le long des arcades, on découvre un petit entablement. A l’extérieur, le toit d’ardoise ne cadre pas avec le toit de lave et de pierre de l’abside. Les moines de Cluny, qui ont construit l’église, logeaient à Precelles dans une maison qui existe encore. Avec, dans la cour, la présence d’une fontaine à crémaillère ou chapelets. Il s’agit d’une pompe composée d’une chaîne sans fin garnie de godets ou de disques, qui ressemblent à des bouchons de bouteille de limonade. A signaler, enfin, que les terribles guerres de religion ont marqué la commune avec, en 1570, l’incendie du presbytère de Saint-Jean-de-Trézy.
Le choc des guerres de religion
Lorsque l’on s’intéresse à l’église, on note que l’abside avec son toit de lave date du douzième siècle. Elle fut détériorée une première fois sous la restauration. A l’intérieur, on trouve un chapiteau très simple, des arcades et des petits piliers classiques. Courant le long des arcades, on découvre un petit entablement. A l’extérieur, le toit d’ardoise ne cadre pas avec le toit de lave et de pierre de l’abside. Les moines de Cluny, qui ont construit l’église, logeaient à Precelles dans une maison qui existe encore. Avec, dans la cour, la présence d’une fontaine à crémaillère ou chapelets. Il s’agit d’une pompe composée d’une chaîne sans fin garnie de godets ou de disques, qui ressemblent à des bouchons de bouteille de limonade. A signaler, enfin, que les terribles guerres de religion ont marqué la commune avec, en 1570, l’incendie du presbytère de Saint-Jean-de-Trézy.