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Simard

La bienfaisance de Jeanne-Marie de Thezut

De sa longue histoire, on retiendra de Simard plus particulièrement les exactions allemandes lors du deuxième conflit mondial.
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Commune bressane située sur le canton de Montret à 10 km de Louhans et 30 km de Chalon-sur-Saône, Simard occupe une superficie de 2.212 hectares à une altitude de 212 mètres. Les origines du village ne sont pas à relier au passé de la famille Symard ou "de Symard", elle-même originaire du baillage de Baume en Franche-Comté. Cette famille s’est éteinte durant la Révolution. On retrouve le toponyme Symard dès 1299 dans les titres anciens. Dans Sig-Mar, d’origine germanique, il y a sig qui désigne la force, la victoire en allemand. On suppose l’existence d’un cimetière burgonde au lieu-dit Les Arsières. Les deux blasons illustrant les documents de la commune sont ceux de Gagne de Perrigny et de Thezut, familles ayant eu leur fief au XIIIe siècle. En 1374, Simard était un arrière-fief de la Baronnie de Mervans. La paroisse simardine, placée sous le vocable de Saint-Pierre, dépendait autrefois de l’archiprêtré de Branges. Simard a été chef-lieu de canton jusqu’en 1801 avant de dépendre de celui de Montret. Parmi les principaux seigneurs, on citera en 1475 Antoine Paisseaud. Il y eut en 1683 Claude-Bénigne de Thezut qui aurait affranchi la commune. Puis, dès 1728, Philibert Bernard Gagne de Perrigny, marié à Jeanne-Marie de Thezut. Cette famille portait les armes d’azur à trois molettes d’éperon colletées d’or. Jeanne-Marie de Thezut fonda un lit pour les pauvres de Simard à l’hôpital de Louhans en 1764 et fut aussi la bienfaitrice de l’église de Simard. A la veille de la Révolution, il existait encore une justice dite de Simard-Bessandrey-Quain et dépendances qui fonctionnait grâce à un juge et à un procureur d’office. Le premier maire suite à la Révolution fut en 1790 Claude Rebillard.

D’âpres négociations


Plus près de nous, le village a connu des moments douloureux le 23 août 1944. Attaqués par des maquisards bressans aux lieux-dits de Quain et du Petit Cerisier, des soldats allemands mirent le feu à une maison dont seul le puits subsiste aujourd’hui. Ils abattirent Guy Chemin, un maquisard réfugié dans cette maison. Ils continuèrent leurs exactions en mettant le feu à d’autres maisons et en abattant le fils de la famille Sergent. Au moulin Gallet, après avoir incendié les bâtiments, ils exécutèrent deux clients et deux employés. A la ferme Robelin, ils alignèrent une dizaine d’ouvriers contre un mur. Grâce à des négociations avec l’officier allemand, Alphonse Robelin épargna leur vie. En hommage aux victimes, dont six sont inhumées au cimetière de la commune, deux monuments commémoratifs ont été érigés, l’un au Petit Cerisier et l’autre au lieu-dit le Gallet.