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Laboratoire Gabriel Couzian

La cosmétologie au service de la médecine

Chercheur passionné, Gabriel Couzian s’est voué depuis deux décennies au bien-être de ses contemporains. Alors que les grands laboratoires se désintéressent –faute de rentabilité– de certains secteurs, ce Mâconnais, pharmacien de formation, a notamment choisi d'apporter des réponses efficaces aux personnes souffrant de problèmes de peaux récurrents.
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Depuis la nuit des temps, l’un des principaux soucis de l’Homme a été de survivre. Donc de conserver la santé qui n’est autre qu’un équilibre résultant d’un ensemble de mécanismes biologiques et psychiques complexes, qui interagissent sans cesse et qui doivent être minutieusement coordonnés. La maladie étant la rupture plus ou moins grave de cet équilibre. Face à cet état de fait, les hommes ont, dès les sociétés les plus primitives, tenté de maîtriser l’art de guérir, inséparable du médicament. La plus ancienne trace écrite (3.000 ans avant JC) semble être la Pharmacopée de Sumer. Elle est gravée sur bois de Nippur et a été trouvée à Babylone. Par la suite, aussi bien Hippocrate que Galien, en passant par Cassiodore, Avicenne ou encore Cohen El Attar, peuvent être considérés comme les pères de la médecine et de la pharmacie modernes.

Soucieux du bien commun


Même s’il ne prétend absolument pas avoir une place aussi importante dans l’histoire, Gabriel Couzian a depuis toujours l’envie de servir ses contemporains et de leur apporter un réel bien-être. Après ses études de pharmacie à la faculté de Lyon, après avoir été interne à l’hôpital de Saint-Étienne et être parti enseigner à Kinshasa au Zaïre, devenu depuis le Congo, Gabriel Couzian s'est installé à Saint-Julien-sur-Reyssouze en conjuguant l’activité de pharmacie à celle d’analyse médicale. « J’exerçais un métier qui me plaisait ». En 1981, il décide de s’installer à Mâcon. En parallèle, il est élu président du syndicat des pharmaciens de Saône-et-Loire. Mais son rêve d’enfant demeure, celui « de fabriquer des médicaments. Je trouvais que ces petites boites qui guérissaient ma mère relevaient du miracle. Cette envie ne m’a jamais quitté. A un moment, je me suis interrogé en me disant : si je meurs demain, qu’est-ce que j’aurais fait pour l’Humanité ? En outre, à mes yeux, la maladie est quelque chose d’inacceptable ».
Fort de ses compétences de chercheur de formation polyvalente entre pharmacie officinale, biologie médicale et pharmacie industrielle, il décide à plus de quarante ans de tout lâcher pour intégrer l’Institut de cosmétologie de Versailles. Et ce, pour y reprendre des études. « L’expérience de la pharmacie m’a appris que les gens étaient à la recherche de produits qu’ils ne trouvaient pas dans le commerce. Il faut allier la qualité intrinsèque du produit au confort d’utilisation ».

Le début d’une nouvelle aventure


Disposant alors d’une nouvelle compétence, Gabriel Couzian décide alors de créer son propre laboratoire de recherche en janvier 1991. Il réalise sa première exposition à Paris en 1992, ce qui lui permet de nouer de précieux contacts et de se rendre à Hong Kong pour la signature d’un contrat avec une société japonaise. « Cette société m’avait demandé de créer une huile qui ne fait pas glisser les gens dans la douche. Cette huile a nécessité une année de mise au point ».
Véritablement passionné par la recherche et la complexité de la mise au point, Gabriel Couzian voit sa démarche couronnée de succès avec la naissance d’une crème qui permet de traiter les bébés ayant une peau atopique. « Nous avons obtenu en France un des meilleurs indices de tolérance des crèmes testées ». Dès lors, le chercheur comprend qu’il a une carte à jouer en se situant dans une niche quelque peu ignorée par les grands laboratoires, car jugée insuffisamment rentable, à savoir la mise au point d’une cosmétologie pour les peaux à problèmes. « Il y a un certain nombre de personnes qui ne sont pas faites pour utiliser la cosmétologie standard, qui n’intéressent pas les grands groupes et qui ont des problèmes cutanés ».

Innover pour soulager


Il mise alors sur cette image qui mêle innovations, plaisirs, conforts et réparations cutanées. Après de longues et fastidieuses recherches, il sort différents produits baptisés Bain romain, Lait crème, Lait hydratant, Grand soin ou encore Soins des lèvres. Tous sont à destination de personnes ayant des peaux sèches, à tendance eczémateuse ou psoriasique. Les soins sont utilisés aussi bien chez les bébés que les enfants et les adultes. Quant aux formules de ses produits, elles sont les plus végétales possibles. Elles font l'objet de dépôt de brevet, tant leur caractère est innovant. Gabriel Couzian a ainsi mis au point une huile lavante, selon une formule que seul son laboratoire maîtrise. « Je suis l’homme le plus heureux du monde quand un consommateur m’écrit pour me dire que cela va mieux pour lui après avoir utilisé l’un de mes produits ».
Même s’il ne compte que trois employés au sein de son laboratoire mâconnais, Gabriel Couzian voit ses produits distribués non seulement en France auprès de quelque 350 pharmacies –ce qui représente 70 % de ses débouchés– mais aussi dans le monde entier entre Hong Kong, le Maroc, les Etats-Unis ou encore le Qatar. « Les ventes au Qatar ont augmenté de +40 % en un an ». Un joli succès qui pourrait prendre l’allure d’une success story dans les prochains mois...
« Je viens d’exposer à Paris il y a quinze jours, dans le cadre de Pharmagora. J’y ai noué à cette occasion de précieux contacts ». Ainsi, dans un avenir proche, le laboratoire pourrait s’implanter dans les Caraïbes (Guadeloupe et Martinique), au Maroc, en Tunisie et au Liban. « J’ai également pour projet de participer à d’autres salons, notamment en Europe du Nord ». Une opportunité de prouver qu’avec de bonnes idées, des produits de qualité et l’envie d’apporter un peu de bien-être aux autres, les entreprises françaises peuvent encore se tailler une place de choix au cœur d’une économie plus que jamais mondialisée.

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