Le biogaz sur les rails
La dynamique allemande gagne l'Union européenne
La production d’énergie issue du biogaz en Europe s’élève à 8,3 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep),
sous l’impulsion toute particulière de l’Allemagne, premier producteur européen
avec plus de 50 % de la production. Mais, cela commence à bouger ailleurs...
sous l’impulsion toute particulière de l’Allemagne, premier producteur européen
avec plus de 50 % de la production. Mais, cela commence à bouger ailleurs...
La production allemande a la particularité d’être basée principalement sur la méthanisation agricole et ce contrairement à d’autres pays voisins. Ainsi, le Royaume-Uni, 2e producteur (environ 20 % de la production de l'Union européenne), a développé une production de biogaz de décharge (détritus, déchets...). En France et en Italie (3e et 4e producteurs), la production (respectivement 6 % et 5 %) est issue pour 85 % de la méthanisation des déchets (décharges et stations d’épuration). D’autres pays (République tchèque et Autriche) se sont engagés dans la méthanisation, notamment agricole, mais à une moindre échelle.
Ce développement devrait s’accentuer selon les objectifs de production d’énergies renouvelables, annoncés par les Etats membres. L’énergie valorisée en électricité et en chaleur issue du biogaz devrait ainsi passer de 2,3 Mtep en 2009 à 10 Mtep en 2020. Le biogaz représenterait alors 4,3 % de la production d’énergie renouvelable en Europe et près de 1 % de la consommation d’énergie totale.
Des avancées en France
La France a l’objectif de multiplier la puissance électrique installée par quatre d’ici 2020, la consommation en chaleur par dix et de permettre l’injection directe dans le réseau.
L’arrêté revalorisant le tarif de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz a été publié le 21 mai 2011. Seul changement par rapport au projet, la prime à l’utilisation d’effluents d’élevage est légèrement relevée pour des installations moyennes (de 300 à 700 kW de puissance), comme le souhaitait l’AGPM. Pour en neutraliser l’impact sur la facture du consommateur, le Gouvernement a légèrement abaissé le tarif de base pour toutes les installations. En revanche, il n’a pas rectifié le mode de calcul de la prime d’efficacité énergétique, qui ne prend pas en compte l’énergie autoconsommée. De ce fait, l’obtention de la prime maximale sera très difficile. L’AGPM continue à soutenir la réintégration de l’énergie autoconsommée pour l’hygiénisation dans le calcul.
De son côté, le tarif d’achat pour le biométhane injecté dans un réseau de gaz se situerait entre 13,5 centimes d’€/kWh pour les installations de moins de 500 kW de capacité d’injection et 7 centimes d’€/kWh pour celles de plus de 3.500 kW.
Les cultures énergétiques, un atout ?
Parfois décriées, les cultures énergétiques peuvent être dédiées, comme le maïs fourrage en Allemagne. Elles peuvent être aussi intercalaires, c’est-à-dire entre deux cultures principales, ou répondre à d’autres objectifs environnementaux, en assurant par exemple, la couverture des sols en hiver, la capture des reliquats d’azote disponible et en participant à la conservation de la biodiversité.
Les cultures énergétiques ont un pouvoir méthanogène très supérieur à celui des effluents auxquels elles sont mélangées dans le méthaniseur, ce qui leur confère plusieurs atouts, parmi lesquels :
► Leur utilisation permet un meilleur équilibre économique des investissements, en augmentant la productivité de l’installation.
► Stockables, elles simplifient, facilitent la méthanisation, et sécurisent l’approvisionnement. En effet, une unité de méthanisation fonctionne généralement en continu et à un niveau le plus constant possible.
► La méthanisation agricole permet une diversification de revenus pour les exploitations agricoles, mais également une réduction des coûts d’intrants avec l’épandage du digestat.
Et le maïs ?
Il présente un très bon potentiel méthanogène par rapport à d’autres cultures végétales, et un bon rendement à l’hectare. L’ensilage est une technique appropriée pour le stockage à l’année.
Il valorise très bien la fertilisation organique. L’utilisation du maïs ou d’autres cultures dédiées contribue à l’indépendance énergétique des exploitations agricoles, ainsi qu’à la création d’une économie et d’une dynamique de marché autour de la méthanisation, avec des emplois non délocalisables à la clé.
Du fait de leurs nombreux atouts, l’AGPM estime donc que les ressources végétales agricoles, en plus des déchets, seront indispensables pour atteindre l’objectif français de production en 2020. La méthanisation représente donc une opportunité pour les agriculteurs, que ce soit pour des projets individuels ou dans le cadre de projets collectifs maîtrisés par les exploitants.
Ce développement devrait s’accentuer selon les objectifs de production d’énergies renouvelables, annoncés par les Etats membres. L’énergie valorisée en électricité et en chaleur issue du biogaz devrait ainsi passer de 2,3 Mtep en 2009 à 10 Mtep en 2020. Le biogaz représenterait alors 4,3 % de la production d’énergie renouvelable en Europe et près de 1 % de la consommation d’énergie totale.
Des avancées en France
La France a l’objectif de multiplier la puissance électrique installée par quatre d’ici 2020, la consommation en chaleur par dix et de permettre l’injection directe dans le réseau.
L’arrêté revalorisant le tarif de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz a été publié le 21 mai 2011. Seul changement par rapport au projet, la prime à l’utilisation d’effluents d’élevage est légèrement relevée pour des installations moyennes (de 300 à 700 kW de puissance), comme le souhaitait l’AGPM. Pour en neutraliser l’impact sur la facture du consommateur, le Gouvernement a légèrement abaissé le tarif de base pour toutes les installations. En revanche, il n’a pas rectifié le mode de calcul de la prime d’efficacité énergétique, qui ne prend pas en compte l’énergie autoconsommée. De ce fait, l’obtention de la prime maximale sera très difficile. L’AGPM continue à soutenir la réintégration de l’énergie autoconsommée pour l’hygiénisation dans le calcul.
De son côté, le tarif d’achat pour le biométhane injecté dans un réseau de gaz se situerait entre 13,5 centimes d’€/kWh pour les installations de moins de 500 kW de capacité d’injection et 7 centimes d’€/kWh pour celles de plus de 3.500 kW.
Les cultures énergétiques, un atout ?
Parfois décriées, les cultures énergétiques peuvent être dédiées, comme le maïs fourrage en Allemagne. Elles peuvent être aussi intercalaires, c’est-à-dire entre deux cultures principales, ou répondre à d’autres objectifs environnementaux, en assurant par exemple, la couverture des sols en hiver, la capture des reliquats d’azote disponible et en participant à la conservation de la biodiversité.
Les cultures énergétiques ont un pouvoir méthanogène très supérieur à celui des effluents auxquels elles sont mélangées dans le méthaniseur, ce qui leur confère plusieurs atouts, parmi lesquels :
► Leur utilisation permet un meilleur équilibre économique des investissements, en augmentant la productivité de l’installation.
► Stockables, elles simplifient, facilitent la méthanisation, et sécurisent l’approvisionnement. En effet, une unité de méthanisation fonctionne généralement en continu et à un niveau le plus constant possible.
► La méthanisation agricole permet une diversification de revenus pour les exploitations agricoles, mais également une réduction des coûts d’intrants avec l’épandage du digestat.
Et le maïs ?
Il présente un très bon potentiel méthanogène par rapport à d’autres cultures végétales, et un bon rendement à l’hectare. L’ensilage est une technique appropriée pour le stockage à l’année.
Il valorise très bien la fertilisation organique. L’utilisation du maïs ou d’autres cultures dédiées contribue à l’indépendance énergétique des exploitations agricoles, ainsi qu’à la création d’une économie et d’une dynamique de marché autour de la méthanisation, avec des emplois non délocalisables à la clé.
Du fait de leurs nombreux atouts, l’AGPM estime donc que les ressources végétales agricoles, en plus des déchets, seront indispensables pour atteindre l’objectif français de production en 2020. La méthanisation représente donc une opportunité pour les agriculteurs, que ce soit pour des projets individuels ou dans le cadre de projets collectifs maîtrisés par les exploitants.