La grande fête de la jeunesse
JO Made in Saône-et-Loire
S’inspirant de leur prestigieux aîné, les Jeux de Saône-et-Loire sont nés en 1987. Sur un principe sensiblement identique, il s’agit de faire partager aux jeunes athlètes une compétition d’envergure en fédérant comités départementaux et clubs. Outre le traditionnel volet sportif, le Comité départemental olympique et sportif (CDOS) de Saône-et-Loire entend mettre en avant certaines valeurs. Lors de la première édition, le choix fut fait d’organiser cette manifestation un an avant le rendez-vous de Séoul. Ainsi, du 8 au 10 mai 1987, Montceau-les-Mines a accueilli 1.811 participants amenés à s’affronter dans dix-sept disciplines. Succès oblige, il fut décidé de renouveler l’opération lors de l’olympiade suivante. À une nuance près : les Jeux de Saône-et-Loire sont désormais organisés en année olympique. Place donc à Autun en 1992 avec 2.542 athlètes sur la ligne de départ et trente-deux disciplines au programme. Côté curiosité, on notait alors la victoire en aviron, dans la catégorie minime, d’un certain Fabrice Moreau, lequel s’apprête, en 2012, à participer cette fois aux JO de Londres. Suivront Le Creusot en 1996, Chalon-sur-Saône en 2000, Mâcon en 2004 et Paray-le-Monial en 2008. Cette année, c’est Gueugnon qui a été choisi pour accueillir cet évènement du 17 au 20 mai.
Gueugnon sous les feux des projecteurs
Lors de cette nouvelle édition, Bernard Ponceblanc et son équipe du CDOS ont mis les petits plats dans les grands, notamment en direction des scolaires, entre primaires et collégiens. Soit environ 800 enfants de Bourbon-Lancy, Paray-le-Monial, Digoin et Gueugnon qui travaillent, depuis septembre dernier, sur différentes thématiques liées aux Jeux olympiques. Avec, comme point d’orgue, expositions et animations le 10 mai de 9 h à 16 h.
Le 16 mai, sera organisée au foyer municipal une conférence sur l’olympisme en compagnie de l’auteur et philosophe Alain Arvin-Berod. Suivra à 20 h le vernissage au château d’Aux de l’exposition d’Alain Bar, célèbre artiste plasticien connu notamment pour ses affiches des Jeux d’Albertville. Le lendemain, il y aura l’allumage de la flamme à Paray-le-Monial. Débutera en parallèle la compétition de rugby. Le véritable coup d’envoi de cet évènement se déroulera le 18 mai : suite au parcours de la flamme de Paray-le-Monial à Gueugnon et au début de la compétition d’aviron, se déroulera la cérémonie d’ouverture des ces septièmes Jeux à 21 h au stade Jean Laville. Avec l’incontournable défilé des délégations, la montée du drapeau, le serment des athlètes et des arbitres ainsi que l’allumage de la vasque. On notera la présence de Barbara Barthet, championne d’Europe de sport boules et recordwoman de précision. En outre, Denis Masseglia, président du CNOSF et ancien international d’aviron, sera l’un des invités de marque de ce rendez-vous. Cette soirée se conclura par un grand spectacle qui proposera des plongeons de haut vol à couper le souffle.
Esprit sportif
De 8 h à 22 h le samedi et de 9 h à 13 h le dimanche, les quelque 4.000 athlètes âgés de 10 à 15 ans concourront pour la victoire dans trente disciplines avec, à l'image de leurs aînés, médailles d’or, d’argent et de bronze comme ultime récompense. Les sports individuels seront bien représentés entre athlétisme, aviron, badminton, boxe, canoë kayak, cyclisme, échecs, escrime, full contact, golf, gymnastique, haltérophilie, handisport, judo, karaté, lutte, natation, pétanque, sport boules, tennis, tennis de table, tir, tir à l’arc, USEP et voile. Côté collectif, basket, football, handball, rugby et volley-ball auront également droit de cité. Le dernier jour, de 14 h à 16 h, place sera laissée à un quizz, à une cérémonie de clôture et à l’inévitable extinction de la flamme.
Les valeurs de l’olympisme
La notion d’olympisme est une conceptualisation moderne découverte par Pierre de Coubertin et développée à sa suite, à l’appui notamment de l’héritage culturel de la Grèce antique. Le terme d’olympisme désigne l’idéal institutionnalisé du Mouvement olympique. La Charte olympique définit l’olympisme comme « une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels ». Le but est « de mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l’Homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ». L’olympisme diffusé par le CIO est donc une philosophie d’inspiration antique et d’aspiration universelle, se voulant porteuse de valeurs et messages sociétaux, à l’appui d’une activité, le sport, et d’un évènement, les Jeux olympiques, devenus un repère de l’agenda international et la vitrine de la pratique sportive. Avec, entre autres, ses qualités structurantes et ses caractéristiques sociologiques.