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La Chapelle-de-Bragny

La légende de Thetokos

Des Celtes Brannovices s’établirent auprès d’un ruisseau, à proximité de
la forêt. Ils protégèrent leur établissement, sans doute au moyen d’une
palissade, d’où le nom d’origine du village de Glandunum : dunum
signifiant établissement fortifié entouré d’une palissade, d’un fossé et
glan ruisseau aux eaux claires. Le nom des habitants servit à nommer la
forêt devenue Bragny, Brannovices désignant ceux qui vainquent les
grands corbeaux. La Pax romana draina des siècles d’une heureuse
prospérité, mais les invasions barbares successives y mirent un terme. Elles
commencèrent dès 253 et 276. Le castrum romain fut alors détruit par les
Burgondes.
Au Moyen-Âge, les seigneurs de La Chapelle, descendants de
la famille des Aquin, sont inféodés aux Uxelles-Brancion. Bernard de La
Chapelle reçoit de ses parents, Achin et Engela, divers domaines en un
lieu désormais nommé Capella où ses ancêtres avaient fait construire une
église. Le terme chapelle définissait à l’époque un lieu de culte
secondaire. En 1313, un traité établi entre Jean de Bresse et Pierre de
Blanot, seigneur d’Uxelles, les voit se partager la forêt avec les
villages de Nanton, Sully, Vincelles, Chalot, Etrigny, Tallant et La
Chapelle-de-Bragny. Au fil du temps, la commune prend différents
patronymes : Villa Glandunum Mariae de Bragnedo en 910, Capella de
Bragnedo en 926 et Villa Capella en 944. C’est en 1040 qu’apparaît pour
la première fois le nom complet Bernardus de Capella, Bernard de La
Chapelle, seigneur essarteur, descendant du lignage des Aquin apparenté
aux Garoux, maîtres de la forteresse de Brancion.
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Influences byzantines


Lorsque l’on s’intéresse à l’église romane du village, on note qu’elle fut fondée par les aïeux de Bernard de La Chapelle, seigneur du village forestier dans les années 1040. Les chartes de l'an 909 et 926 nomment le lieu Villa Glandono cum capella Beatae Mariae. Cette église, fondation seigneuriale, fut donnée à l’abbaye de Cluny. Les bandes lombardes signent l’édification, sous la direction d’un des maestro comacini amenés à Cluny par Guillaume de Volpiano (édificateur de Saint-Bénigne de Dijon), d’une remarquable église romane qui sera ensuite fortifiée. Les artistes byzantins qui œuvraient à Cluny sont sans doute aussi à l’origine de la statue en bois polychrome du XIIe siècle, Thetokos, vierge assise devenue objet de culte et de pèlerinage. Une légende s’y attache toujours car cette statue fut trouvée en forêt de Bragny par une truie partie à la glandée.