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Agrioccasions, les occasions agricoles
Gites de France

La volonté d’élargir ses horizons

Face à une situation économique délicate pour les Français, les Gîtes de France ne sont pas épargnés par les difficultés et par une moindre fréquentation. Ce qui n’empêche pas la structure départementale de fourmiller de projets avec, comme objectif, de voir le nombre de touristes continuer à augmenter.
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Malgré un contexte économique compliqué, la structure départementale des Gîtes de France réussit la gageure de garder des comptes à l’équilibre. Cela passe par des économies à tous les échelons. Néanmoins, force est de constater une certaine érosion du nombre d’adhérents. La Saône-et-Loire compte désormais 588 gîtes ruraux (contre 614 un an auparavant), 253 chambres d’hôtes (276 en 2010), 32 gîtes de groupe, 4 gîtes d’enfants et 1 camping. Ce qui représente un total d’environ 6.000 lits. Des structures de bonne qualité puisque 52 % des gîtes affichent "trois épis" et plus, ainsi que 72 % des chambres d’hôtes.
Après une petite embellie l’an passé, les taux d’occupation des gîtes sont de nouveau en chute, passant de 17,89 semaines à 16,50. Lorsque l’on s’intéresse à la provenance de la clientèle qui a fait appel au service de réservation, 77 % des nuitées ont été réalisés par des Français et donc 23 % par des étrangers. Côté hexagonal, la région Rhône-Alpes arrive en tête (28,73 %) devant l’Ile-de-France (22,37 %), la Bourgogne (19,26 %) et la région Paca (5 %). Au-delà de nos frontières, la Belgique (25,7 %) devance les Pays-Bas (18,95 %), l’Allemagne (18,52 %), le Royaume-Uni (12,10 %) et la Suisse (7,28 %).

Évoluer avec son temps


Conscients qu’ils doivent évoluer avec leur temps, Patrick Jouvenaud, le président, et son équipe ont fait le choix de diminuer les éditions papier avec seulement 6.000 catalogues gîtes, 4.000 cartes départementales gîtes, 4.000 guides régionaux chambres d’hôtes, 10.000 cartes départementales chambres d’hôtes et 2.000 catalogues hébergements spécifiques. Si la participation à différents salons reste importante –que ce soit à Bruxelles, Lille, Lyon, Paris et Toulon-sur-Arroux–, le passage obligé demeure Internet. Cela se traduit notamment par les sites départemental et régional ainsi que par la création d’une page "Facebook". On n’oubliera pas les opérations de promotion à travers les opérations "Mai toi au vert", "2.000 week-ends" en octobre ou encore les chèques cadeaux.
L’un des futurs axes de développement pourrait passer par la participation à l’opération "Open Data 71" lancée par le conseil général. Reste encore à formaliser les éventuels axes de travail et la manière de communiquer pour les adhérents de Gîte de France, s’ils en ressentent la nécessité et l’envie. D’autre part, un partenariat entre l’Agence de développement touristique de Saône-et-Loire et les Gîtes de France devrait permettre non seulement d’établir un diagnostic des besoins en terme d’hébergement touristique mais aussi de contribuer à l’élaboration d’une qualification label "Itinérance", de créer des produits "Itinérance" dans le réseau Gîtes de France et de mener des actions de promotion et de communication.

Une éclaircie en 2012 ?


Suite à une enquête de satisfaction, les clients des Gîtes de France disent notamment souhaiter la création d’un programme de fidélité et avoir des fiches descriptives plus ou moins conformes à la réalité. Tout en regrettant parfois un manque de fraîcheur et de propreté, une qualité parfois très moyenne de la literie, le nombre d’épis pas toujours cohérent et la taxe de séjour trop élevée. Néanmoins, 91 % des touristes ayant répondu à l’enquête se disent séduits par la Saône-et-Loire, avec le projet de revenir.
Dans son rapport moral, Patrick Jouvenaud a oscillé entre espoirs et inquiétudes. « La crise que connaît notre pays s’adresse également aux professionnels du tourisme chez l’habitant. Début 2011, la réservation pour nos structures était frileuse. Cependant, au cours de l’été, les demandes de dernière minute et les longues durées d’entreprises ont permis de pallier en partie à ce manque de fréquentation ». Si l’année à venir lui semble plus encourageante, il estime que l’une des solutions au développement des nuitées passe notamment par les évènementiels. Quant aux hébergements de charme, il s’agit « d’une belle vitrine pour notre département ». Enfin, si la demande en gîte de groupe demeure forte, les normes de sécurité deviennent aussi nombreuses qu’onéreuses. En conclusion, le président « pense que notre mouvement reste un lien nécessaire au développement touristique et économique de notre département ». Et de réaffirmer sa volonté « que notre patrimoine vert reste ouvert et accueillant, fidèle à l’esprit des fondateurs de notre mouvement Gîtes de France ».

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