Le pigeon en mode compétition
De rapides succès
L’année 1998 est à marquer d’une pierre blanche puisqu’il s’agit pour Jean-Marc Bonnot de sa toute première exposition à Saulieu. « Depuis, le virus ne m’a plus jamais quitté ». Avec assez rapidement de nombreux succès. A ce jour, il compte déjà à son palmarès trente titres de champion de France en individuel en pigeon mondain et lynx. Dont cinq couronnes pour la seule année 2012 ! On n’oubliera pas quatre-vingts Grands prix d’Honneur et douze Grands prix d’exposition...
« Ces compétitions permettent de se remettre en question. Un titre est la récompense de plusieurs années de travail. Cela démontre aussi qu’il faut travailler pour rester au top niveau. Cela souligne aussi la montée en puissance d’un élevage ». Car ces victoires traduisent l’implication au quotidien auprès des animaux. « Je compte 65 couples de pigeons et environ 350 jeunes dans l’année. Mon élevage m’occupe au minimum deux heures par jour, matin et soir. Cela exige un contrôle au quotidien ». Des pigeons qui mangent aussi bien du blé que du maïs, des pois, du sorgo et des granulés en complémentation. Si janvier est le mois de l’accouvement, février marque la préparation de la reproduction et mars l’arrivée des premiers petits. Lesquels sont bagués dans les dix jours suivant leur naissance. Suivent les premières sélections. « Le pigeon parfait n’existe pas. Lors des concours, le pigeon est noté sur 97 points. Je pense que j’ai encore une certaine marge de progression. A l’avenir, j’aspire à décrocher un titre européen. L’an passé, je ne suis pas sorti devant malgré une très bonne moyenne. Mais être éleveur, c’est aussi participer à la préservation du patrimoine et des races anciennes ».
Ciel rendez-vous majeur
La première sortie de Jean-Marc Bonnot en 2013 s'est déroulée lors de l’exposition avicole à Gueugnon des 19 et 20 janvier avec une épreuve interrégionale de pigeons lynx. Il a présenté à cette occasion une vingtaine de pigeons. Mais l’un des rendez-vous phares demeure pour lui l’exposition de Ciel où il exerce en tant que commissaire général. Soufflant ses vingt-huit bougies les 23 et 24 novembre prochain, ce rendez-vous accueillera différents championnats de France de lapins et pigeons en collaboration avec les clubs de race. Un évènement qui rassemble 1.200 à 1.500 animaux suivant le millésime. Avec, à l’horizon 2015, le prestigieux Prix du Président de la République...
La recherche de la perfection
Quelle que soit l’épreuve, le niveau d’exigence est toujours le même. Il faut se rapprocher au plus près des standards de la race. Pour ce qui est du lynx, pigeon certes originaire de Galicie occidentale mais créé au début du XIXe siècle à partir de pigeons bisets et de boulants de Silésie pointés de blanc, il s’agit en premier lieu d’avoir un aspect général irréprochable. Un pigeon qui est vigoureux, relativement court et trapu, à la poitrine prononcée, large et profonde. Sont alors étudiés la tête, les yeux, le tour des yeux, le bec, le cou, la poitrine, le dos, les ailes, la queue, les pattes et le plumage. Bien évidemment, les différentes couleurs ainsi que leur répartition sur le corps de l’animal répondent à des codes extrêmement stricts. Dès lors, le moindre défaut, même minime, empêche tout espoir de bien figurer.