Allerey-sur-Saône
Le rôle essentiel du camp hôpital américain
Allerey-sur-Saône a eu la particularité d’accueillir, lors de la grande guerre, le plus grand centre hospitalier du monde.
Il faut attendre le 6 avril 1917 pour que les Américains décident à entrer en guerre. Le 13 juin 1917, le général Pershing, commandant du corps expéditionnaire US, arrive dans l’hexagone avec 150 membres de son état-major. Le 26 du même mois, la 1ère division débarque à Saint-Nazaire. Pour amener en moins de 18 mois plus de 2 millions de soldats, des tonnes de matériels, de munitions, d’armes et de ravitaillement de toutes sortes, les Américains créent dans notre pays des camps, des ports et des gares reliés par des voies de chemin de fer.
Hôpital éphémère
Le 12 décembre 1917, il est décidé l’édification de dix hôpitaux dont celui d’Allerey. Une commune choisie pour sa situation à un carrefour ferroviaire stratégique. Les travaux de construction du camp débutent le 16 février 1918 avec une main d’œuvre certes locale mais surtout étrangère entre Espagnols et Italiens. Le coût de l’installation et de l’équipement est de quatre millions de dollars. L’inauguration du camp a lieu le 4 juillet 1918, jour de l’Indépendance des Etats-Unis.
Le 23 juillet, le centre hospitalier est opérationnel et reçoit par train sanitaire (le camp est relié à la ligne de Gray par un embranchement particulier) son premier contingent de 398 patients en provenance de Château-Thierry. Quelques jours auparavant, le 15, le camp a connu son premier mort, le private (simple soldat) Paul E. Burton. Les habitants d’Allerey se sont cotisés pour lui offrir un monument qui se trouve encore dans le cimetière communal, dans le carré des soldats. Au total, 460 « sammies » ont été enterrés à Allerey. Après guerre, le cimetière fut désaffecté et les corps rapatriés aux Etats-Unis ou regroupés au cimetière américain de Saint-Mihiel. Devenu le plus grand hôpital du monde, le camp abrita simultanément 17.250 patients, soit plus d’un sixième des soldats américains soignés en France, et 34.056 patients y furent accueillis, soignés et/ou opérés. Cessant ses activités en janvier 1919, il devint le 1er mars, pendant quelques mois avant un départ définitif en juin, le département agricole de l’Université américaine de Beaune.
Hôpital éphémère
Le 12 décembre 1917, il est décidé l’édification de dix hôpitaux dont celui d’Allerey. Une commune choisie pour sa situation à un carrefour ferroviaire stratégique. Les travaux de construction du camp débutent le 16 février 1918 avec une main d’œuvre certes locale mais surtout étrangère entre Espagnols et Italiens. Le coût de l’installation et de l’équipement est de quatre millions de dollars. L’inauguration du camp a lieu le 4 juillet 1918, jour de l’Indépendance des Etats-Unis.
Le 23 juillet, le centre hospitalier est opérationnel et reçoit par train sanitaire (le camp est relié à la ligne de Gray par un embranchement particulier) son premier contingent de 398 patients en provenance de Château-Thierry. Quelques jours auparavant, le 15, le camp a connu son premier mort, le private (simple soldat) Paul E. Burton. Les habitants d’Allerey se sont cotisés pour lui offrir un monument qui se trouve encore dans le cimetière communal, dans le carré des soldats. Au total, 460 « sammies » ont été enterrés à Allerey. Après guerre, le cimetière fut désaffecté et les corps rapatriés aux Etats-Unis ou regroupés au cimetière américain de Saint-Mihiel. Devenu le plus grand hôpital du monde, le camp abrita simultanément 17.250 patients, soit plus d’un sixième des soldats américains soignés en France, et 34.056 patients y furent accueillis, soignés et/ou opérés. Cessant ses activités en janvier 1919, il devint le 1er mars, pendant quelques mois avant un départ définitif en juin, le département agricole de l’Université américaine de Beaune.