Accès au contenu
Hôtel de ville de Chalon-sur-Saône

Le symbolique fronton

Depuis le début du XVe siècle, l’Hôtel de Ville –originellement
implanté à l’angle de l’îlot de maisons formé par les rues des
Tonneliers et Saint-Georges– était installé dans des bâtiments agrandis
successivement et, selon les besoins, des demeures voisines et de leurs
dépendances. En dehors de quelques salles assez vastes, il n’avait rien
de remarquable et rien ne le distinguait des autres maisons
particulières de la commune.
121797--Mairie_de_Chalon.JPG
Si ce n’est la Tour de l’Horloge dont la cloche appelait les magistrats pour siéger au conseil, convoquait les habitants aux élections des magistrats et conviait le peuple aux fêtes publiques. En 1845, l’Hôtel de Ville déménage dans l’ancien couvent des Carmes. Sa nouvelle situation correspondait mieux aux idées de l’époque. L’espace large et aéré de la place s’accordait davantage avec l’image que le pouvoir public désirait donner de lui-même. Mais ce n’est qu’à partir de 1884 que l’Hôtel de Ville arbore l’aspect que l’on connaît aujourd’hui.

Un fronton hautement symbolique


La première distribution intérieure correspondait alors aux neuf travées droites de la façade actuelle. Le rez-de-chaussée était occupé par le vestibule et l’escalier. Au premier étage, on aménage le salon d’honneur, le cabinet du maire et le secrétariat. Au deuxième, on trouve la salle du conseil, l’administration de la Garde nationale et le tribunal de commerce. Profitant de travaux de surélévation sur la place Saint-Pierre, la façade est achevée avec la réalisation d’un fronton symbolique soutenu par un ordre colossal de quatre pilastres d’inspiration dorique. Ce fronton, sculpté en 1884 par Boutte, représente les armoiries de la ville encadrées par deux personnages mi-mythologiques mi-allégoriques, entourés de bas reliefs. Il se veut comme un résumé des valeurs et des caractéristiques de la cité. À savoir abondance des produits, foisonnement du commerce et des échanges notamment via la Saône, importance de l’industrie et de l’économie. En 1969, pour agrandir l’Hôtel de Ville, acquisition est faite de l’immeuble Gros, maison de négoce dans le domaine des fers. Abritant des bureaux et des appartements, il conserve alors un décor bourgeois de la fin du XIXe siècle.