Les éleveurs face à des choix difficiles
Les semaines qui viennent pourraient peser lourd dans les bilans fourragers de nombreuses exploitations. Alors que les maïs fourrages arrivent progressivement au stade de la floraison, les réserves en eau des sols continuent de s'épuiser dans une grande partie du pays.
Ce déficit hydrique, installé depuis plusieurs semaines, intervient au plus mauvais moment du cycle de la culture. Dans un communiqué commun publié le 7 juillet, ARVALIS, l'AGPM, la FNPSMS et l'UFS tirent la sonnette d'alarme. Si toutes les parcelles ne sont pas condamnées, les organismes techniques invitent les éleveurs à évaluer précisément l'état de leurs cultures avant de prendre des décisions parfois lourdes de conséquences, comme une récolte anticipée.Les cartes diffusées par ARVALIS montrent l'ampleur du phénomène. Le déficit hydrique calculé entre le 20 mai et le 1er juillet à partir du bilan entre les précipitations et l'évapotranspiration potentielle (P-ETP) apparaît particulièrement marqué sur une grande partie du territoire. Plus encore, la comparaison avec la médiane observée entre 2006 et 2025 révèle que plusieurs régions connaissent un déficit nettement supérieur aux normales. Les auteurs rappellent toutefois que ces indicateurs restent des tendances générales : les conséquences sur les cultures varient fortement selon la profondeur des sols et leur capacité à constituer une réserve utile en eau.Cette nuance est essentielle. Car, face à deux parce...
La suite est réservée à nos abonnés.