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Saint-Bonnet-en-Bresse

Les fantômes du pont Maupey

Les armées de César et, plus tard, celles des empereurs successifs
empruntaient la voie gravée qui traversait le village de Saint-Bonnet.
Existait alors le droit de passage de La Guyotte, seulement supprimé en
1770. En 1150, la commune s’appelait Stonum Sancti Bonneti, puis Saint-Bonnot en 1270, avant de devenir Bonnet-sur-Guyotte pendant la
révolution. Au XVe siècle, la seigneurie de Saint-Bonnet –ainsi que
celle de Frontenard– appartenait aux Soubiez. Elle passa ensuite entre
les mains des Bouton, de Monsieur le Conseiller Gonthier, époux d’Anne
de Bretagne, en 1680, de Messire Philibert-Bernard Gagne de Perrigny
(vers 1759), président au Parlement de Bourgogne, de ses gendres,
Benigne Legoux, seigneur de Saint-Seine, et de Louis-Barnabé de Baudéon,
comte de Parabère.
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Une autre seigneurie était installée au Petit Taperey et était la propriété au XVIIIe siècle de Bataille de Mandelot, seigneur de Dampierre. Il existe encore au Petit Taperey une vieille maison avec pans de bois et galerie couverte. Elle était entourée de fossés. On y pénétrait par un pont-levis. Selon la tradition, elle aurait été un rendez-vous de chasse des ducs de Bourgogne avant d’appartenir à François Emonin, ancien président de la Cour des comptes et de la Cour de cassation au Parlement de Besançon. En 1676, fut construite une chapelle dédiée à saint Bonnet au hameau des Donzeaux entre le château féodal –aujourd’hui disparu– et l’église. Côté curiosités, le premier maire de la commune de 1790 à 1792 fut François Luillier, lequel participa à toutes les campagnes aux côtés de Napoléon.

Guérir ses rhumatismes


À la fin du XIXe siècle, quelques pèlerins venaient encore le 15 janvier prier saint Maur à une fontaine située à environ 200 mètres au sud de l’église. Ils espéraient obtenir la guérison de leurs rhumatismes. Saint Maur aurait bu de l’eau de cette fontaine en allant fonder l’abbaye de Glaufeuil.
Côté légendes, sur le pont Maupey, les anciens disent que trois demoiselles fantômes apparaissaient certains soirs, entièrement vêtues de blanc. Elles se tenaient par la main et dansaient. Si l’on cherchait à les approcher, elles disparaissaient dans le bief de Taperey. On pouvait aussi entendre chanter les coqs de l’autre monde dans le vieux puits du château qui existait près de La Guyotte. Au Palanchat, sur la limite de Dampierre et de Saint-Bonnet, apparaissait souvent pendant la nuit un cheval sans tête.