Les paisseaux remettent la canopée au cœur du débat
Suite de notre série d'articles sur la densité de plantation. A Beaune, Nicolas Poly, ingénieur d’études à l’Université de Bourgogne, au Centre de recherches de climatologie et à l’Institut de la vigne et du vin Jules Guyot, a présenté les premiers résultats de l’essai PhysioVigne. À densité égale, trois systèmes de conduite ont été comparés : espalier bas, espalier haut et paisseaux. Objectif : comprendre comment l’architecture du feuillage modifie le microclimat des grappes, l’acidité des moûts et l’état hydrique de la vigne.
La transition avec l’intervention précédente de Laurent Torregrosa (lire notre édition du 15 mai ou sur Agri71.fr) est toute trouvée. Après la densité de plantation, place à une autre question tout aussi structurante pour la Bourgogne : la forme donnée à la vigne peut-elle devenir un levier d’adaptation au changement climatique ?Nicolas Poly prévient d’emblée, avec prudence : les résultats présentés sont « préliminaires ». Ils sont issus d’un essai conduit en 2025 dans le cadre du groupe PhysioVigne, né de l’initiative d’un collectif de domaines de la Côte de Nuits. Le projet, financé par mécénat, vise à accompagner scientifiquement des expérimentations de terrain, en lien avec l’Université de Bourgogne. Son ambition n’est pas de rester confidentielle. Nicolas Poly le rappelle avec conviction : l’idée du groupe « est au contraire d’échanger et de diffuser les résultats rapidement à la filière ».Un paysage familier face à ses limitesPour entrer dans le vif du sujet, Nicolas Poly projette deux images. À gauche, le paysage bourguignon que chacun connaît : des rangs longs, bas, palissés, conduits en monoplan vertical. À droite, des formes plus...
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