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Sociétés de courses hippiques de Saône-et-Loire

Pariez, jouez, vibrez !

Alors que les turfistes peuvent goûter tout au long de l’année aux plaisirs des champs de courses, la Saône-et-Loire n’est pas en reste puisque trois hippodromes font vibrer les parieurs. Partons à la découverte de La Clayette, de Cluny et de Paray-le-Monial.
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Plus que jamais, la Saône-et-Loire est une terre de prédilection pour les équidés. La longue histoire d’amour de notre département avec la plus belle conquête de l’Homme se perpétue aujourd’hui encore. Et parmi les lieux privilégiés qui font la renommée des chevaux, il existe trois hippodromes qui, chacun à leur manière, font beaucoup pour la réputation de ce noble animal.

Une fête populaire à La Clayette


Du côté de La Clayette, la Société des courses locale anime la commune depuis 1876. De raids hippiques au départ, on est passé ensuite à deux réunions annuelles. Deux manifestations qui sont autant de rendez-vous populaires et festifs puisque réunissant plus de 2.000 personnes à chaque fois. Un public qui provient aussi bien du Bassin minier que du Roannais, du début de la plaine du Forez, du Beaujolais ou encore du Mâconnais. Il est ainsi de coutume de se rendre sur l’hippodrome de Montjelly le quatrième dimanche du mois de juillet et le 15 août. Avec, en moyenne, la présence d’une centaine de chevaux -–en provenance des régions Centre-Est, parisienne, du midi et même du Nord– par réunion avec sept, voire huit courses. Des journées au cours desquelles les paris s’envolent. Ainsi, en 2010, La Clayette se situait au dix-neuvième rang national pour les enjeux avec 62.000 euros et trentième au niveau des entrées. « Nous faisons partie du paysage festif de La Clayette », se félicite le président Daniel Simerey. S’appuyant sur une piste en herbe de 1.250 mètres, le site de Montjelly bénéficie de la rénovation effectuée dans les années 1990, qu’il s’agisse de la buvette, des guichets ou encore des vestiaires des jockeys. On notera aussi la création d’un local à destination des secouristes, d’un lieu spécifique réservé aux contrôles antidopage ainsi que l’installation de quarante stalles. Malgré cela, Daniel Simerey est dubitatif quant au futur. « Dans notre petite structure, je vois de gros nuages se pointer, car nous sommes hors du circuit PMU. Tout ira bien tant que nous parviendrons à nous autofinancer de manière correcte. Nous avons tout de même deux atouts majeurs : d’une part, nos infrastructures particulièrement fonctionnelles avec un parc ombragé ; d’autre part, la force de la tradition. »

Développer les activités à Cluny


L’année 1881 a vu la naissance de la Société des courses de Cluny. Si des épreuves furent longtemps organisées en alternance entre Cluny et Mâcon, la cité préfectorale abandonnera par la suite cette activité. Actuellement, l’association présidée par Eric Palluat propose chaque année sept réunions. Elles sont organisées les 8 et 27 mai, le 17 juin, le 14 juillet, les 20 et 25 août et le 10 septembre. Des rendez-vous qui réunissent en moyenne un millier de personnes. Quant aux cavaliers et aux chevaux, leur provenance est extrêmement diverse. Car, au-delà de la Saône-et-Loire, l’ensemble de l’Hexagone est représenté ainsi que la Suisse, l’Allemagne et même l’Irlande. Soucieux d’aller de l’avant, le président et son équipe ont souhaité apporter un certain nombre de nouveautés. Ainsi, il y a désormais sept quartés. Toutes les réunions seront mixtes, mêlant aussi bien les épreuves de plat que de steeple-chase et de cross lors de la cinquantaine de courses annuelles. Parmi les autres innovations, on signalera la création d’une journée hippodrome en fête, d’une journée de la Chasse lancée en 2011 et renouvelée en 2012 le samedi 25 août et d’une journée vins-saucisses-fromages. Sans oublier la présence de poneys pour les enfants. Côté projets, l’hippodrome devrait se doter à terme d’un nouveau gué. En outre, la volonté de l’association est d’utiliser l’hippodrome plus que seulement sept jours par an. « Le gué pourrait être utilisé par d’autres activités telles que le concours complet, les attelages… » Dans cet ordre d’idée, il devrait y avoir le 30 septembre 2012 l’organisation d’une journée de la filière équine. « Nous avons la volonté de développer nos activités. Il est ainsi possible pour nous d’accueillir des journées de formation pour le concours complet. Ce serait l’occasion de former les hommes et les chevaux. »

Herbe et mâchefer à Paray-le-Monial


Âgée de 130 ans, la Société des courses hippiques de Paray-le-Monial a considérablement évolué ces deux dernières décennies. Un important travail de modernisation a été réalisé pour offrir davantage de confort aux parieurs. Il en est de même pour les conditions de course avec deux pistes en herbe (plat et obstacle) et une piste en mâchefer (trot). Dix réunions sont organisées chaque année avec deux évènements phares : le premier se déroulant le lundi de Pâques, le second le 1er mai. Il y a huit courses par réunion en présence d’une centaine de chevaux issus principalement de l’Est de la France et d’Allemagne. « Nous sommes bien lotis en équipement », signale le président Renaud de Villette. « Notre piste de trot est, par exemple, en première catégorie. Il y a aussi un vrai travail d’équipe. Nous organisons des courses au printemps et à l’automne car nous avons des terrains assez séchants ». Côté objectifs, l’ambition est claire. « Nous avons très envie que toute la France puisse jouer sur les courses de Paray-le-Monial. Nous espérons y arriver. Cela nous permettrait d’avoir une certaine tranquillité d’esprit, notamment au niveau financier. Si nous avions des moyens financiers supplémentaires, cela nous aiderait à procéder à certaines évolutions. Enfin, notre leitmotiv reste la sécurité ». Un hippodrome qui a également d’autres atouts à faire valoir avec une excellente piste d’entraînement spécifique qui accueille quarante à cinquante chevaux au quotidien.

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