Risque d’une crise économique majeure ?
Dans la grande majorité des filières de fruits et légumes transformés, les discussions en cours autour des contrats de culture pour la campagne 2026 se traduisent par « une baisse des surfaces mises en production, conséquence directe d’un ajustement des volumes contractualisés » écrit l’interprofession Anifelt. Cette réduction concerne plusieurs productions majeures, notamment les légumes verts, la tomate ou encore le maïs doux. « Si cette tendance se confirme, la baisse des surfaces et des volumes produits en France mettra directement en péril l’équilibre économique des exploitations agricoles comme des outils de transformation, qui doivent couvrir des charges fixes importantes », poursuit l’interprofession. Dans le même temps, les industriels font face à une pression très forte de la distribution pour obtenir des baisses de prix. Les enseignes mettent en avant la volonté de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs et l’alignement sur les prix pratiqués sur les marchés internationaux. Cette évolution intervient alors que la balance commerciale française en fruits et légumes transformés continue de se dégrader d’année en année (lire ci-dessous balance commerciale). Les...
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