Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Fédération départementale des chasseurs

Séduire un nouveau public

Après la parenthèse de 2010, l’assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs de Saône-et-Loire a effectué un retour à la normale le 30 mai dernier. Une matinée qui a permis de prendre un certain nombre de décisions importantes, notamment en matière de régulation de la population de sangliers.
2091--AG_Chasse_2011_1.JPG
L’année 2011 marque un retour à des choses plus classiques à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs de Saône-et-Loire qui se déroulait le 30 avril dernier à Montceau-les-Mines. L’occasion pour le président Jacques Pelus d’évoquer les projets à venir. A commencer par le schéma départemental de gestion cynégétique qui arrivera à terme en 2012. « Les consultations de nos partenaires et des chasseurs commenceront prochainement ». Mais il y a également le recrutement de nouveaux chasseurs qui reste essentiel. De fait, les effectifs de la Fédération continuent à s’éroder lentement mais sûrement puisque l’on est passé de 15.078 permis en 2005 à 14.395 en 2007 et 14.073 en 2010. « La baisse régulière du nombre de chasseurs au niveau national ne peut être une fatalité, même si en Saône-et-Loire - depuis deux ans - les effectifs restent stables. La Fédération des chasseurs de Saône-et-Loire fait de gros efforts pour encadrer les jeunes chasseurs et les autres chasseurs venant à la chasse accompagnée. Le concours "Je parraine et je gagne" sera reconduit cette année… La commission Communication, que préside Evelyne Guillon, se penche sur les actions à mener pour retrouver de nouveaux chasseurs ».

Laissez-nous respirer !


Et le président Pelus d’évoquer ensuite les Etats généraux de la chasse avec quatre grands axes de travail : chasse durable, chasse et économie, gouvernance et organisation, valeur et communication. « La communication doit s’articuler autour de trois points : respect, partage et sensibilité. Il faut mettre en avant nos valeurs : sécurité, sport, art de vivre, passion, utilité, convivialité, sentinelle de la nature, amour du chien, gestion des espèces naturelles, gastronomie… et faire participer les non chasseurs aux comptages, aux aménagements de territoires, aux banquets de chasse ».
Concernant Natura 2000, la Fédération dit souhaiter une expertise de terrain. « Les gens qui utilisent les lieux sont mieux placés que ces écologistes de ville pour savoir ce qui est bien pour nos campagnes… Aujourd’hui, sans bilan et sans interlocuteur, l’Etat veut imposer de nouvelles règles pour éviter une sanction européenne. Dans notre pays, il est un fait défavorable qui consiste, lorsque l’on parle de protection, à exclure l’Homme et toutes ses activités des zones que l’on veut protéger. On doit pouvoir chasser, ramasser, couper, cultiver, randonner. Alors, je dirai : "Laissez-nous respirer !" Notre volonté est de bien vivre à la campagne dans les milieux que nous avons su préserver ».
Jacques Pelus alertait aussi sur la hausse des effectifs de sangliers, qui connaissent une démographie galopante sur le territoire français. Si « la situation de notre département n’est pas catastrophique », il y a une volonté manifeste de stopper cette évolution.

Une aggravation des dégâts


L’un des points négatifs en cette année 2010 vient en effet de l’aggravation de la facture des dégâts aux cultures. Avec, parmi les causes, l’augmentation conséquente des cours des céréales. Alors qu’un arrêté permettra de chasser le sanglier dès le 1er juin, il conviendra de le faire avec la plus grande précaution pour ne pas reproduire certaines conséquences néfastes des battues administratives. La Fédération a conclu que la mutualisation avait ses limites, soulignant que tous les chasseurs ne devaient pas payer pour quelques territoires qui profitent du système. Il y aura notamment une augmentation générale du dispositif de marquage, une hausse proportionnelle en fonction des dégâts indemnisés sur l’unité de gestion ainsi que l’instauration d’une participation des territoires en fonction du nombre de sangliers attribués par rapport à la surface du territoire. Sans oublier plusieurs mesures proposées pour faciliter la gestion des densités d’animaux.

Mieux communiquer


Consciente qu’elle ne devait pas vivre en vase clos, la Fédération a souhaité mettre en place plusieurs outils de communication. A commencer par l’amélioration de la réactivité et du contenu de son site Internet. Mais aussi en recueillant un maximum d’adresses mail de ses adhérents pour faire passer rapidement - et en direct - ses informations. De même, un espace "Adhérents" devrait y voir le jour dans le futur. Par ailleurs, un partenariat a été noué avec la société des courses de Cluny. Le 12 septembre prochain, un quarté régional sera baptisé "Prix de la Fédération des chasseurs". Alors que les chasseurs recevront une invitation pour cette journée, la Fédération installera sur place un espace rassemblant les associations de chasse qui le souhaiteront.


Images