Séduire un nouveau public
Laissez-nous respirer !
Et le président Pelus d’évoquer ensuite les Etats généraux de la chasse avec quatre grands axes de travail : chasse durable, chasse et économie, gouvernance et organisation, valeur et communication. « La communication doit s’articuler autour de trois points : respect, partage et sensibilité. Il faut mettre en avant nos valeurs : sécurité, sport, art de vivre, passion, utilité, convivialité, sentinelle de la nature, amour du chien, gestion des espèces naturelles, gastronomie… et faire participer les non chasseurs aux comptages, aux aménagements de territoires, aux banquets de chasse ».
Concernant Natura 2000, la Fédération dit souhaiter une expertise de terrain. « Les gens qui utilisent les lieux sont mieux placés que ces écologistes de ville pour savoir ce qui est bien pour nos campagnes… Aujourd’hui, sans bilan et sans interlocuteur, l’Etat veut imposer de nouvelles règles pour éviter une sanction européenne. Dans notre pays, il est un fait défavorable qui consiste, lorsque l’on parle de protection, à exclure l’Homme et toutes ses activités des zones que l’on veut protéger. On doit pouvoir chasser, ramasser, couper, cultiver, randonner. Alors, je dirai : "Laissez-nous respirer !" Notre volonté est de bien vivre à la campagne dans les milieux que nous avons su préserver ».
Jacques Pelus alertait aussi sur la hausse des effectifs de sangliers, qui connaissent une démographie galopante sur le territoire français. Si « la situation de notre département n’est pas catastrophique », il y a une volonté manifeste de stopper cette évolution.
Une aggravation des dégâts
L’un des points négatifs en cette année 2010 vient en effet de l’aggravation de la facture des dégâts aux cultures. Avec, parmi les causes, l’augmentation conséquente des cours des céréales. Alors qu’un arrêté permettra de chasser le sanglier dès le 1er juin, il conviendra de le faire avec la plus grande précaution pour ne pas reproduire certaines conséquences néfastes des battues administratives. La Fédération a conclu que la mutualisation avait ses limites, soulignant que tous les chasseurs ne devaient pas payer pour quelques territoires qui profitent du système. Il y aura notamment une augmentation générale du dispositif de marquage, une hausse proportionnelle en fonction des dégâts indemnisés sur l’unité de gestion ainsi que l’instauration d’une participation des territoires en fonction du nombre de sangliers attribués par rapport à la surface du territoire. Sans oublier plusieurs mesures proposées pour faciliter la gestion des densités d’animaux.
Mieux communiquer
Consciente qu’elle ne devait pas vivre en vase clos, la Fédération a souhaité mettre en place plusieurs outils de communication. A commencer par l’amélioration de la réactivité et du contenu de son site Internet. Mais aussi en recueillant un maximum d’adresses mail de ses adhérents pour faire passer rapidement - et en direct - ses informations. De même, un espace "Adhérents" devrait y voir le jour dans le futur. Par ailleurs, un partenariat a été noué avec la société des courses de Cluny. Le 12 septembre prochain, un quarté régional sera baptisé "Prix de la Fédération des chasseurs". Alors que les chasseurs recevront une invitation pour cette journée, la Fédération installera sur place un espace rassemblant les associations de chasse qui le souhaiteront.