Tensions, inquiétudes, mais volonté de garder la main
La salle de la Cité des Climats et vins de Bourgogne à Mâcon s’est remplie timidement le 16 avril, dans une ambiance à la fois studieuse et préoccupée. Dès les premiers mots, le ton est donné : l’année écoulée a été difficile et les perspectives interrogent l'Union des producteurs de vins Mâcon (UPVM).
« L’année 2025 a été laborieuse et éprouvante », rappelle d’emblée le président Jérôme Chevalier, qui insiste sur les aléas climatiques et sanitaires qui ont marqué le millésime. Derrière les chiffres présentés par Marc Sangoy, vice-président, chacun semble se reconnaître.Les données présentées confirment cette impression d'être rattrapé par les crises géopolitiques et viticoles. Depuis 2020, la production Mâconnaise peine à se stabiliser, ballotée par des aléas climatiques et sanitaires de plus en plus marqués. Les rendements sont en net recul, avec des baisses significatives au final : moins 22 % en blanc, moins 37 % en rouge. Dans les rangs, cette réalité ne surprend personne. « Vous devez reconnaître vos exploitations dans ces statistiques », regrette Jérôme Chevalier, en écho à un vécu largement partagé. La campagne 2025, marquée par une forte pression maladie et une pluviométrie plus importante dans le Mâconnais Sud, n’a fait qu’accentuer cette tendance. Pour autant, cette baisse des volumes ne suffit pas à rééquilibrer les marchés. Signal fort pourtant : les volumes de VCI. En deux ans, les stocks ont fondu de 60 %. Dans la salle, les visages sont...
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