La Sicarex Beaujolais bouscule les idées reçues
Réduire les coûts sans dégrader la qualité des vins : c’était l’ambition des expérimentations conduites pendant plus de dix ans par l’IFV-Sicarex Beaujolais. Les résultats présentés par Jean-Yves Cahurel montrent qu’une diminution de la densité de plantation peut être envisagée, à condition de préserver l’équilibre entre surface foliaire et rendement.
Pendant longtemps, les fortes densités de plantation ont constitué un marqueur historique du vignoble beaujolais. Avec des minima réglementaires de 8.000 pieds/ha et jusqu’à 9.000 pieds/ha dans certaines appellations, les vignes étaient traditionnellement implantées selon des schémas très serrés, souvent à un mètre sur un mètre. Mais au milieu des années 1990, dans un contexte de crise économique, la question de leur pertinence commence à être posée. « Les professionnels nous ont demandé de faire une étude sur ces densités de plantation avec comme premier objectif la réduction des frais de production », a expliqué Jean-Yves Cahurel, ingénieur à l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) basé en Beaujolais, lors d’une conférence organisée par la CAVB. Au-delà de la maîtrise des coûts, les attentes étaient multiples : maintenir, voire améliorer la qualité des vins, faciliter...
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