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Jugy

Un centre de peuplement préhistorique

Dès les temps préhistoriques, Jugy fut un centre de peuplement. On y trouve aussi bien des silex que des haches et des instruments de l’âge de la pierre polie. Il demeure également un monument celtique remarquable : le tumulus du Peut ou du Peu ou encore tumulus de Scovolières. Sous la domination romaine, les conquérants se fixèrent à Jugy.
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Mais on peut supposer que, dans les premiers temps de leur occupation, ils se bornèrent à stationner au castrum de Ciric dont le tumulus du Peut formait comme une citadelle avancée. Une fois leur domination avérée, ils descendirent de leur camp pour élever à Jugy de belles villas. En 1782, au lieu-dit La Crouillotte, l’ouverture d’une carrière a permis de découvrir un petit polyandre ou cimetière romain. Les tombes, placées les unes à côté des autres et orientées de l’ouest à l’est, étaient formées de cases longues de 1,74 m, en pierres d’inégales grosseurs jointes avec du ciment. À la tête, on trouvait une large dalle verticale et le couvercle de chaque tombe se composait aussi de dalles d’inégale grandeur et de ciment très dur. Quelques monnaies se trouvaient à côté de squelettes encore entiers.

De vie à trépas pour Saint-Germain-des-Buis


Les barbares ne s’installèrent pas dans les ruines romaines mais fondèrent à distance un village qui devint Saint-Germain-des-Buis. Ce village, dont il ne reste guère de vestiges, formait jadis une paroisse dont Jugy était une dépendance. Les habitations de Saint-Germain-des-Buis sont tombées en ruine avant l’église. Lequel lieu de culte est resté debout jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. La cause de la disparition de ce village n’est pas connue. Peut-être est-ce dû à la peste, fréquente à cette époque, et au manque d’eau particulièrement prégnant.
La bénédiction de la première pierre de l’église actuelle de Jugy eut lieu le 15 juin 1769 en présence de l’abbé Claude Bataillard, curé de la paroisse, mandaté à cet effet par l’évêque de Chalon. Devenue trop petite, cette bâtisse fut allongée. Avec, à la clé, la création d’un transept. Le projet d’agrandissement fut approuvé par la préfecture le 14 juin 1854 et les travaux achevés au début de l’année 1856.