Terroirs de Saône-et-Loire
Un concours de salons
Le 18 mai, Terroirs de Saône-et-Loire tenait son assemblée
générale à Charolles. L’association garde le cap et poursuit son
objectif premier : faire la promotion des produits agricoles du
département. Ce fut également l’occasion pour les adhérents de
s’exprimer sur les différents salons auxquels ils ont participé cette
année.
générale à Charolles. L’association garde le cap et poursuit son
objectif premier : faire la promotion des produits agricoles du
département. Ce fut également l’occasion pour les adhérents de
s’exprimer sur les différents salons auxquels ils ont participé cette
année.
Martine Ferret, présidente de Terroirs de Saône-et-Loire, ne s’était pas trompée en déclarant en guise d'accueil : « nous sommes là pour voir comment les adhérents peuvent travailler à la promotion de leurs produits, en ce lieu d’échanges, pour impulser de nouvelles dynamiques avec les autres acteurs du département : offices de tourisme, producteurs, organisateurs de salons… ».
À l’image des productions de la soixantaine d’adhérents, les activités de l'association sont diversifiées. En charge de ce dossier à la chambre d’agriculture, Catherine Larochette faisait le tour des activités : 340 colis ont été préparés, la Bourse aux éditions a permis la diffusion de 2.500 brochures dans les différents offices de tourisme, 4.000 convives ont profité des buffets (contre 2.600 l’an passé)… De belles progressions démontrant une organisation de plus en plus « rodée ».
Viser des retombées après
Débutait ensuite un simili "concours" des salons arpentés par les adhérents de Terroirs de Saône-et-Loire.
Premier "jugé", Cité 71 à Mâcon. Ce salon des collectivités territoriales a débouché sur « une fréquentation moyenne et des contacts modérés », notait Catherine Larochette. Pourtant, la commerciale de JBC, l'organisateur, tempérait cette impression et annonçait une « bonne fréquentation », dans la moyenne des éditions précédentes.
Place ensuite à la foire de Chalon. Jérôme Chaland (escargots, Les Planches 71 à Saint-Germain-du-Plain) en est revenu « bien content. Cela fut une bonne pub avec un bon retour lors des fêtes de fin d’année ». Denis Chastel-Sauzet (viticulteur, Domaine du moulin-à-vent, Romanèche-Thorins) n’avait visiblement pas le même souvenir : « nous, on n'a rien fait ! ». Il faut dire que la foire semble attirer un public « clairsemé » et d’un « âge certain ». « On note tout de même que les clients cherchent à savoir où trouver des produits » agricoles après, expliquait François Bonnetain du Gaec Copex (petits fruits rouges et légumes à Taizé).
L’influence de l’affluence
Le Marché de Pâques à Cluny laisse, quant à lui, une bonne impression, avec « une bonne affluence ». Un contraste avec le grand événement de l’agroforesterie en 2010, Euroforest à Saint-Bonnet-de-Joux, du fait de ses « trois jours de pluies ». Le commerce s’en est immanquablement ressenti. À noter également que les viticulteurs adhérents de Terroirs de Saône-et-Loire n’avaient pas le droit d’exposer, puisque les organisateurs avaient conclu un partenariat d’exclusivité avec la cave coopérative des Vignerons des terres secrètes.
Fidéliser la clientèle par des portes ouvertes
Une concurrence que l’on retrouve souvent au niveau des saveurs par le biais des restaurateurs « sur place ». Selon Evelynne Therville (volailles, Ferme d’Artus à Beaubery), à Cluny 2010 par exemple, cela a entraîné un bilan « peu satisfaisant ». Elle positivait tout de même en se remémorant « la bonne ambiance et les bons retours derrière, surtout à Noël. C’est par contre différent des portes ouvertes sur l’exploitation qui, elles, permettent de fidéliser une clientèle locale ». Viticultrice au Domaine de Monterrain à Serrières, Martine Ferret rappelait ce fait important : « il faut amener les gens sur l’exploitation pour montrer comment on travaille. Après, c’est bien souvent gagné », en terme de clientèle.
Vérifier la concurrence
Même constat, au Salon des gastronomes à Paray-le-Monial. Les organisateurs (Teckyscène) s’associent également à « trop » de restaurateurs, selon les adhérents de Terroirs de Saône-et-Loire. Il faut dire que cela leur assure de substantiels revenus. La fréquentation a été de 2.000 à 3.000 visiteurs pour ce premier salon, regroupant 47 exposants. Les dates vont certainement changer du fait de la tenue d’un marché bio quinze jours auparavant.
Le Marché des plaisirs gourmands fait, lui, l’unanimité. Un des organisateurs bénévoles, Bernard Clair, exposait les chiffres : 13.300 entrées en 2010 soit +1.300 par rapport à 2009, « pas de restaurants, pas de subventions... On veut que les exposants sourient, fassent déguster et vendent leurs produits », expliquait-il. La fréquentation est familiale, avec une hausse du nombre d’enfants. Résultat, les visites durent plus longtemps. Mikhael Rebaudet (viande de cerf et apiculture, Ferme de l’apicerf à Cluny) décrivait ce salon par quelques mots clairs et concis : « impeccable, rien à dire. Bon salon. Bonne vitrine ». À réitérer donc. D’autant que le marché restera dans le hall A, malgré le fait que la Sogepem ne gèrera plus le Parc des expositions de Mâcon l’an prochain.
Se constituer un portefeuille clients
Le deuxième Salon des vins et saveurs à Chalon-sur-Saône se développe lui aussi. « Le panier moyen est assez bon » selon les producteurs et la fréquentation a « bondi de 25 % », rappelait Evelyne de JBC, l'organisateur. Présente, Aline du Gaec des Ballifays (fromages pur chèvre à Germolles-sur-Grosne) confirmait et soulignait avoir réalisé « le même chiffre d’affaires. J’ai également rencontré d’importants clients parisiens sur ce "gros" salon commercial ». Pour nombre de producteurs présents, « l’objectif était de se faire connaître sur Chalon ». Vincent Naulin (foie gras, Domaine du Petit Corfeuil à La Tagnière) en profitait pour pousser un petit coup de gueule, n’admettant pas que « dans les derniers jours, on ne vous prend pas car il y a déjà deux autres producteurs de foie gras ». La gestion de la concurrence, de la fréquentation, des ventes et de la satisfaction des exposants n’est, semble-t-il, pas chose aisée pour les organisateurs…
Des clients changeants
Aucun souci en revanche lorsque c’est directement Terroirs de Saône-et-Loire qui organise le Marché des réveillons à Mâcon. Corine Rubod (L’escargot Brionnais à Briant) était « bien contente. Ce sont des achats de dernière minute pour les fêtes de fin d’année, peu propices par contre pour faire déguster ». Dans sa continuité, le premier Marché des Terroirs à Mâcon pour Pâques a connu une « faible fréquentation malgré la communication ». Une situation inverse s’est produite au Marché de Pâques à Cluny qui « amène beaucoup de monde le samedi avec le marché » notamment.
Décidement, aujourd’hui, être producteurs de vins ou de produits de terroirs nécessite une bonne préparation. L'association propose d'ailleurs des formations à ses adhérents. La prochaine sera consacrée à "comment rendre son stand attractif".
Opérations Fermes gourmandes
À l’image des productions de la soixantaine d’adhérents, les activités de l'association sont diversifiées. En charge de ce dossier à la chambre d’agriculture, Catherine Larochette faisait le tour des activités : 340 colis ont été préparés, la Bourse aux éditions a permis la diffusion de 2.500 brochures dans les différents offices de tourisme, 4.000 convives ont profité des buffets (contre 2.600 l’an passé)… De belles progressions démontrant une organisation de plus en plus « rodée ».
Viser des retombées après
Débutait ensuite un simili "concours" des salons arpentés par les adhérents de Terroirs de Saône-et-Loire.
Premier "jugé", Cité 71 à Mâcon. Ce salon des collectivités territoriales a débouché sur « une fréquentation moyenne et des contacts modérés », notait Catherine Larochette. Pourtant, la commerciale de JBC, l'organisateur, tempérait cette impression et annonçait une « bonne fréquentation », dans la moyenne des éditions précédentes.
Place ensuite à la foire de Chalon. Jérôme Chaland (escargots, Les Planches 71 à Saint-Germain-du-Plain) en est revenu « bien content. Cela fut une bonne pub avec un bon retour lors des fêtes de fin d’année ». Denis Chastel-Sauzet (viticulteur, Domaine du moulin-à-vent, Romanèche-Thorins) n’avait visiblement pas le même souvenir : « nous, on n'a rien fait ! ». Il faut dire que la foire semble attirer un public « clairsemé » et d’un « âge certain ». « On note tout de même que les clients cherchent à savoir où trouver des produits » agricoles après, expliquait François Bonnetain du Gaec Copex (petits fruits rouges et légumes à Taizé).
L’influence de l’affluence
Le Marché de Pâques à Cluny laisse, quant à lui, une bonne impression, avec « une bonne affluence ». Un contraste avec le grand événement de l’agroforesterie en 2010, Euroforest à Saint-Bonnet-de-Joux, du fait de ses « trois jours de pluies ». Le commerce s’en est immanquablement ressenti. À noter également que les viticulteurs adhérents de Terroirs de Saône-et-Loire n’avaient pas le droit d’exposer, puisque les organisateurs avaient conclu un partenariat d’exclusivité avec la cave coopérative des Vignerons des terres secrètes.
Fidéliser la clientèle par des portes ouvertes
Une concurrence que l’on retrouve souvent au niveau des saveurs par le biais des restaurateurs « sur place ». Selon Evelynne Therville (volailles, Ferme d’Artus à Beaubery), à Cluny 2010 par exemple, cela a entraîné un bilan « peu satisfaisant ». Elle positivait tout de même en se remémorant « la bonne ambiance et les bons retours derrière, surtout à Noël. C’est par contre différent des portes ouvertes sur l’exploitation qui, elles, permettent de fidéliser une clientèle locale ». Viticultrice au Domaine de Monterrain à Serrières, Martine Ferret rappelait ce fait important : « il faut amener les gens sur l’exploitation pour montrer comment on travaille. Après, c’est bien souvent gagné », en terme de clientèle.
Vérifier la concurrence
Même constat, au Salon des gastronomes à Paray-le-Monial. Les organisateurs (Teckyscène) s’associent également à « trop » de restaurateurs, selon les adhérents de Terroirs de Saône-et-Loire. Il faut dire que cela leur assure de substantiels revenus. La fréquentation a été de 2.000 à 3.000 visiteurs pour ce premier salon, regroupant 47 exposants. Les dates vont certainement changer du fait de la tenue d’un marché bio quinze jours auparavant.
Le Marché des plaisirs gourmands fait, lui, l’unanimité. Un des organisateurs bénévoles, Bernard Clair, exposait les chiffres : 13.300 entrées en 2010 soit +1.300 par rapport à 2009, « pas de restaurants, pas de subventions... On veut que les exposants sourient, fassent déguster et vendent leurs produits », expliquait-il. La fréquentation est familiale, avec une hausse du nombre d’enfants. Résultat, les visites durent plus longtemps. Mikhael Rebaudet (viande de cerf et apiculture, Ferme de l’apicerf à Cluny) décrivait ce salon par quelques mots clairs et concis : « impeccable, rien à dire. Bon salon. Bonne vitrine ». À réitérer donc. D’autant que le marché restera dans le hall A, malgré le fait que la Sogepem ne gèrera plus le Parc des expositions de Mâcon l’an prochain.
Se constituer un portefeuille clients
Le deuxième Salon des vins et saveurs à Chalon-sur-Saône se développe lui aussi. « Le panier moyen est assez bon » selon les producteurs et la fréquentation a « bondi de 25 % », rappelait Evelyne de JBC, l'organisateur. Présente, Aline du Gaec des Ballifays (fromages pur chèvre à Germolles-sur-Grosne) confirmait et soulignait avoir réalisé « le même chiffre d’affaires. J’ai également rencontré d’importants clients parisiens sur ce "gros" salon commercial ». Pour nombre de producteurs présents, « l’objectif était de se faire connaître sur Chalon ». Vincent Naulin (foie gras, Domaine du Petit Corfeuil à La Tagnière) en profitait pour pousser un petit coup de gueule, n’admettant pas que « dans les derniers jours, on ne vous prend pas car il y a déjà deux autres producteurs de foie gras ». La gestion de la concurrence, de la fréquentation, des ventes et de la satisfaction des exposants n’est, semble-t-il, pas chose aisée pour les organisateurs…
Des clients changeants
Aucun souci en revanche lorsque c’est directement Terroirs de Saône-et-Loire qui organise le Marché des réveillons à Mâcon. Corine Rubod (L’escargot Brionnais à Briant) était « bien contente. Ce sont des achats de dernière minute pour les fêtes de fin d’année, peu propices par contre pour faire déguster ». Dans sa continuité, le premier Marché des Terroirs à Mâcon pour Pâques a connu une « faible fréquentation malgré la communication ». Une situation inverse s’est produite au Marché de Pâques à Cluny qui « amène beaucoup de monde le samedi avec le marché » notamment.
Décidement, aujourd’hui, être producteurs de vins ou de produits de terroirs nécessite une bonne préparation. L'association propose d'ailleurs des formations à ses adhérents. La prochaine sera consacrée à "comment rendre son stand attractif".
Opérations Fermes gourmandes
Les opérations Fermes gourmandes se font également leur place dans le calendrier gastronomique et commercial. D’ailleurs, Léon Duband (foie gras, La Ferme du Buis à La Chapelle-sous-Uchon) expliquait que « les clients sont demandeurs. Nous avons fait 240 assiettes le soir ». Même constat pour Laëtitia Malatier (porc, La Ferme des Blancs, Colombier-en-Brionnais) : « c’est une grosse pub mais aussi une grosse charge de travail », reconnaissait-elle. En parallèle, les P’tits marchés - à Etrigny et à Montceaux-l’Etoile - poursuivent cette opération de séduction. Espérant le même succès, Pascal Goujon (ferme auberge de Malo à Etrigny) indiquait la tenue le « 11 juin prochain à Nanton d’un nouveau marché ».