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La Grande Verrière

Un haut-lieu historique

Située au Nord-Ouest du département, presque en limite de la Nièvre, la commune de La Grande Verrière s’adosse au massif du Morvan.
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Autrefois, la commune se nommait Verrière-sous-Glenne pour la différencier de Verrière-sous-Roussillon. Verrière, dont la plus ancienne mention remonte au IXe siècle, évoque une industrie antique du verre qui n’a pas laissé de trace autre que toponymique. C’est en 1697 qu’on la nomme La Grande Verrière. Sous la Révolution, il est encore question de Verrière-sous-Glenne. Puis, en 1803, de La Grande Verrière et ceci alternativement pendant une grande partie du XIXe siècle. Le mot Glenne, d’origine celtique, signifie haut-lieu. La grande voie Chalon-Bibracte, le long de laquelle fut bâti Augustodunum, traverse le territoire de la commune. Le village est situé au pied Sud-Est de la butte de Glenne et à l’ouverture de deux vallées, proche du confluent du ruisseau des Vernottes et du Méchet.

Des seigneurs en croisade


En 877, Charles le Chauve fit donation à Badilon, abbé de Saint Martin d’Autun, de villages dont Verrière avec une chapelle en l’honneur de saint Martin. L’histoire s’enracine dans le passé de cette région éduenne qui fut évangélisée dès les premiers siècles et qui bénéficia de l’activité missionnaire de Saint Martin au IVe siècle. Cette bâtisse connut d’importantes modifications au cours des siècles. Don de Mme Lagoutte en 1966 au Musée Rolin, deux statues de pierre (du XVe siècle) de sainte Marguerite foulant le dragon et de saint Claude, évêque, œuvre de Jean de Huerta, proviennent de l’ancienne église de La Grande Verrière. Devenue trop exiguë et en très mauvais état, l’église romane a été remplacée en 1892 par une église néogothique. Il y avait, dans le cimetière entourant l’église, une tombe sculptée en demi-relief d’un personnage du XIIIe siècle dit Le Golmis censé provenir de la chapelle de Glenne. En 1891, La Grande Verrière était la commune la plus peuplée du canton de Saint-Léger-sous-Beuvray avec une population de 1.997 habitants.
L’une des particularités de la commune est de posséder deux châteaux forts. Le plus ancien fut le château de Glenne. De celui-ci sont partis trois seigneurs pour les croisades. Le premier fut Ponce de Glenne qui, en 1076, répondit à l’appel de Pierre L’Ermite pour la première croisade. Le deuxième fut Renaud de Glenne qui partit en 1146 à la croisade prêchée par saint Bernard. Enfin, son fils se rendit à Vézelay en 1190 pour suivre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion en Palestine.