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L'Abergement-Sainte-Colombe

Un patronyme d’origine espagnole

L’histoire de l’Abergement-Sainte-Colombe se confond, en ses lointaines
origines et jusqu’à la fin du XIIe siècle, avec celle de Saint
Christophe dont elle est partie intégrante et toujours sous la
domination de la famille prévôtale de Saint-Marcel. En 1093, Guy Ruffin
rentre d’un voyage en Espagne complètement transformé. Non seulement,
comme tous bons pèlerins de cette époque, il a fait le voyage de
Saint-Jacques-de-Compostelle, mais aussi il a découvert là-bas le culte
envers Sainte Colombe. Il décide alors de faire construire une église
dans son domaine et la mettra sous le vocable de Sainte Colombe. Il
n’omettra pas d’y faire sculpter une coquille Saint Jacques pour
rappeler aux générations futures son voyage initiatique de 1092. Le
domaine –sans doute érigé en paroisse du jour où il eut une église–
constitue alors le premier noyau d’un peuplement appelé à connaître une
véritable évolution cent ans plus tard. Tandis que son église en bonne voie de
construction, le chevalier Guy Ruffin décide de prendre l’habit chez les
moines de Saint-Marcel où le rejoindra son frère Roclène.
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Une influence monastique


L’église enfin terminée et l’étendue de la paroisse délimitée, il paraît probable qu’aucun cimetière ne fut créé sur la zone d’habitats et que l’on dut continuer à se servir d’un cimetière préexistant. Un chemin partant du bourg pour aller se perdre dans les champs de Boullerand porte le nom significatif de "Chemin du Paradis". Alors que, dans le hameau précité, une terre est l’aboutissant de ce chemin et s’appelle "Champ du Paradis". Au Moyen-Âge, les "Paradis" et "Champ du Paradis" étaient en fait des cimetières. Au début du XIIIe siècle, Sainte-Colombe appartient, en partie, au chapitre de l’abbaye Saint Martin de Tours. Les moines –qui possédaient par ailleurs la ville de Mellecey– appellent alors cet endroit « leur terre de Bresse ».