Hervé Nègre
Un photographe loin d’être cliché
Avec plus de 400.000 kilomètres au compteur, Hervé Nègre fait partie de ces photographes qui ont parcouru la planète pour apporter leur pierre à l’édifice et témoigner avec leurs clichés du monde qui nous entoure.

Entre ses origines lyonnaises et son actuelle villégiature mâconnaise, il y a pour Hervé Nègre bien plus que les soixante-dix kilomètres qui séparent les deux préfectures. Celui qui a été un peu partout sur la planète à la recherche de belles photos et surtout de lui-même a réalisé ses premiers clichés à l’âge de quinze ans. « J’ai fait mes classes en classe ». Avouant une forme d’incompatibilité avec l’enseignement tout en allant tout de même jusqu’au bac, Hervé Nègre a intégré les Beaux-Arts de Lyon directement en troisième année. Mais pas longtemps puisqu’il n’y reste que trois mois. A 18 ans, il choisit de parcourir le monde à bord de la "Jeanne d’Arc" pour le compte de l’armée. « Fonctionnant à l’intuition », il passe ensuite d’un emploi à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre. Il multiplie les expériences en travaillant notamment pour Lyon Poche. « Ce fut une belle expérience ». On le retrouve également au Canada, au Gabon « pour une année en Afrique qui fut d’une richesse incroyable » ou encore au sein d’une entreprise américaine qui faisait de l’investissement financier et où il s’occupait plus particulièrement de la publicité. « Cette entreprise a fait de moi un citoyen du monde ». Lui qui touche aussi à la peinture et qui réalise des expositions voit son existence basculer en 1976.
Pakistan terre de rencontres
Il se rend alors au Pakistan dans l’Hindou Kouch, à la frontière avec l’Afghanistan. Il part à la rencontre d’un peuple complètement inconnu : les Kalash. Dans ces trois vallées, Hervé Nègre se prend de passion pour une population avec qui il noue des liens extrêmement forts. Retournant trois décennies durant dans cette zone montagneuse située à environ deux mille mètres d’altitude, il n’hésite pas à apprendre la langue auprès de ce peuple d’éleveurs, principalement de chèvres. Si ces allers-retours donnent lieu à des formidables témoignages photographiques, il parcourt entre temps d’autres territoires très différents. Avec, parmi les souvenirs marquants, cette chasse au loup à l'aigle au Kazakhstan. Il se rendra aussi dans des contrées autrement plus dangereuses comme la Yougoslavie pendant les années de guerre. « Cela m’intéressait de voir comment cela se passait pendant la guerre et de comprendre comment vivaient les gens. J’ai toujours eu envie d’aller à la rencontre de l’autre ». Des reportages qui lui valent d’être publié dans les plus prestigieuses revues que sont Géo, Animan, Marie-Claire, Figaro Magazine, La Vie… et de travailler pour trois agences. Si les voyages peuplent son existence comme le prouve son dernier livre qui s’intéresse aux costumes locaux au Maroc, Hervé Nègre a aussi ponctué sa carrière d’ouvrages invitant cette fois à la balade gustative à l’image de sa collaboration avec Ingrid Astier.
Nature et écriture
Ces dernières années et plus particulièrement depuis 2008, Hervé Nègre se sent « aspiré vers la nature », s’intéressant naturellement au thème du végétal. « En même temps, l’écriture est apparue. J’avais besoin d'un nouveau regard après des années de baroude autour du monde. Se poser là où j'étais, mon environnement, mon espace que je ne voyais plus. Je me suis donc arrêté. J’ai observé et j’ai découvert un monde sensible dans l’univers floral, des lumières, des couleurs, des matières irréelles que je découvrais là sous mes pas. Je n’avais pas besoin de détourner en trichant à l’ordinateur, cet incroyable plus créateur que mon imaginaire. Au bout de quelques années, une connivence s’est installée, un rapport, un dialogue où maintenant c’est la fleur qui me montrait sa lumière et alors magie, le mot est né et les poèmes spontanés sont nés, la magie était totale ».
Quant à son futur, Hervé Nègre concède son envie d’exposer son travail sur le Pakistan. « C’est unique. J’ai l’histoire d’un peuple sur plus de trente ans. Je souhaite le faire partager ». S’il ne pourra jamais réaliser son rêve de faire le portrait d’un certain Mandela, Hervé Nègre invite le public à venir à sa rencontre. « Il ne faut pas hésiter à entrer en contact avec moi. Mon atelier est toujours ouvert pour voir mon travail et se procurer des œuvres ».
Pakistan terre de rencontres
Il se rend alors au Pakistan dans l’Hindou Kouch, à la frontière avec l’Afghanistan. Il part à la rencontre d’un peuple complètement inconnu : les Kalash. Dans ces trois vallées, Hervé Nègre se prend de passion pour une population avec qui il noue des liens extrêmement forts. Retournant trois décennies durant dans cette zone montagneuse située à environ deux mille mètres d’altitude, il n’hésite pas à apprendre la langue auprès de ce peuple d’éleveurs, principalement de chèvres. Si ces allers-retours donnent lieu à des formidables témoignages photographiques, il parcourt entre temps d’autres territoires très différents. Avec, parmi les souvenirs marquants, cette chasse au loup à l'aigle au Kazakhstan. Il se rendra aussi dans des contrées autrement plus dangereuses comme la Yougoslavie pendant les années de guerre. « Cela m’intéressait de voir comment cela se passait pendant la guerre et de comprendre comment vivaient les gens. J’ai toujours eu envie d’aller à la rencontre de l’autre ». Des reportages qui lui valent d’être publié dans les plus prestigieuses revues que sont Géo, Animan, Marie-Claire, Figaro Magazine, La Vie… et de travailler pour trois agences. Si les voyages peuplent son existence comme le prouve son dernier livre qui s’intéresse aux costumes locaux au Maroc, Hervé Nègre a aussi ponctué sa carrière d’ouvrages invitant cette fois à la balade gustative à l’image de sa collaboration avec Ingrid Astier.
Nature et écriture
Ces dernières années et plus particulièrement depuis 2008, Hervé Nègre se sent « aspiré vers la nature », s’intéressant naturellement au thème du végétal. « En même temps, l’écriture est apparue. J’avais besoin d'un nouveau regard après des années de baroude autour du monde. Se poser là où j'étais, mon environnement, mon espace que je ne voyais plus. Je me suis donc arrêté. J’ai observé et j’ai découvert un monde sensible dans l’univers floral, des lumières, des couleurs, des matières irréelles que je découvrais là sous mes pas. Je n’avais pas besoin de détourner en trichant à l’ordinateur, cet incroyable plus créateur que mon imaginaire. Au bout de quelques années, une connivence s’est installée, un rapport, un dialogue où maintenant c’est la fleur qui me montrait sa lumière et alors magie, le mot est né et les poèmes spontanés sont nés, la magie était totale ».
Quant à son futur, Hervé Nègre concède son envie d’exposer son travail sur le Pakistan. « C’est unique. J’ai l’histoire d’un peuple sur plus de trente ans. Je souhaite le faire partager ». S’il ne pourra jamais réaliser son rêve de faire le portrait d’un certain Mandela, Hervé Nègre invite le public à venir à sa rencontre. « Il ne faut pas hésiter à entrer en contact avec moi. Mon atelier est toujours ouvert pour voir mon travail et se procurer des œuvres ».