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Les Films de la Guyotte

Un témoin du temps qui passe

Depuis plus de dix ans, Gilbert Loreaux et Violaine Labrusse sont, par l’intermédiaire des Films de la Guyotte, des témoins du temps qui passe, des traditions et de belles histoires qui jalonnent notre territoire.
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Au départ était une envie de voyage. De découverte. De l’autre. De nouveaux horizons, forcément lointains. Né à Varennes-le-Grand, Gilbert Loreaux décide à tout juste dix-huit ans de monter à la capitale pour passer le concours Vaugirard. Coup d’essai et coup de maître qui lui vaut de poursuivre des études au sein de l’école nationale de photo et de cinéma. Une fois diplômé, le voici qui intègre presque naturellement des équipes de tournage. L’occasion pour lui de côtoyer, pendant une dizaine d’années, réalisateurs et acteurs de renom à l’image de Claude Sautet, Philippe Labro, Maurice Pialat, Michel Piccoli, Yves Montand, Romy Schneider,… « C’était magique. Mais j’ai aussi découvert ce qu’était l’industrie du film. »

La plénitude dans le film documentaire


Mais son envie irrépressible de liberté l’amène à s’intéresser à un genre particulier : le documentaire. Le début d’une très belle aventure qui voit Gilbert Loreaux travailler pour des émissions aussi prestigieuses que Stade 2 ou Les enfants du rock. Pendant plus de trois décennies, il sillonnera le monde entier. Avec, à la clé, quelques pépites comme réalisateur ou chef opérateur, directeur de la photographie. A l’image des mythiques reportages La vie au bout des doigts et Opéra vertical consacrés à l’incroyable Patrick Edlinger. Mais aussi La croisière verte, Le seigneur aux pieds nus et bien d’autres encore. Une aventure qu’il va poursuivre dans les années 90 en compagnie de Violaine Labrusse qui peut, de son côté, se prévaloir d’une solide expérience en terme de production. Bien que collaborant avec des chaînes de télé prestigieuses (Canal +, TF1,…), le couple arrive à un stade où il a d’autres envies. Le besoin peut-être aussi, pour Gilbert, d’effectuer un retour aux sources. Le duo décide alors de quitter Paris et sa vie trépidante pour Saint-Martin-en-Bresse et son calme olympien.

Mettre en valeur le patrimoine local


Un changement de vie personnelle et professionnelle qui va déboucher sur la création des Films de la Guyotte au début du nouveau millénaire. Avec, pour ambition, de mettre en valeur le patrimoine local à travers les hommes et leur histoire. Cela commence en 2003 avec Le temps des muguets. A intervalle régulier, c’est-à-dire tous les un à deux ans, un nouveau documentaire voit le jour. A l’image de La Bresse au temps du muguet, de La saison des chapons, d’Une année particulière, de Jour de pêche, des Gens de Saône et, tout dernièrement, du Renard et nous. Pour ce qui est du futur, Gilbert Loreaux aimerait devenir, à son échelle, l’Albert Kahn de la Bresse. Lequel Albert Kahn a constitué l’un des plus importants fonds photographiques couleur du début du vingtième siècle. L’occasion pour Gilbert d’offrir aux générations actuelle et, surtout, future un témoignage de ce qu’était la Saône-et-Loire au début du vingt-et-unième siècle.

L’ici et l’ailleurs célèbre le film documentaire


Du jeudi 21 au lundi 25 mars, Les films de la Guyotte invitent à participer au neuvième Festival de documentaires en Bresse Bourguignonne. Présidé cette année par la réalisatrice Jeanne Mascolo de Filippis, ce rendez-vous a toujours les mêmes ambitions. A savoir faire découvrir différentes formes de documentaires et créer une animation culturelle en milieu rural, faire de ces rencontres un événement pour le monde du documentaire et réunir en Bourgogne des personnalités de la télévision (producteurs, diffuseurs, distributeurs et réalisateurs) pour discuter de l’avenir de ces métiers. Mais aussi initier une discussion entre le public, les réalisateurs et les artistes. Le coup d’envoi de cette édition 2013 sera donné à Chalon avec trois projections proposées au cinéma Axel dès 19 h. Il y aura également le lendemain à Nicéphore Cité des rencontres avec les professionnels. Par la suite, on signalera trois grands temps forts. A commencer par la programmation à 21 h 15 du film Le Thé ou l’électricité de Jérôme le Maire à Saint-Martin-en-Bresse le 22 mars. Il y aura également le 23 mars à Saint-Bonnet-en-Bresse à 21 h 15 Les Fils de la terre d’Edouard Bergeon et Luc Golfin. Enfin, le Château départemental de Pierre-de-Bresse accueillera le 24 mars à 14 h 30 Une sacrée vacherie de Jean-François Delassus.


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