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La Genète

Un village bressan au cours des siècles

Natif du village, Paul Perrault vient tout juste de livrer une jolie monographie consacrée à la commune de La Genète. Un bond dans le temps qui invite à se balader au fil des pages dans les méandres des souvenirs d’un lieu chargé d’histoires, petites et grandes.
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Depuis sa naissance en 1936, Paul Perrault entretien une relation particulière avec La Genète. Déjà de par ses fonctions de maire puisqu’il occupa le poste de premier magistrat de 1977 à 2008. Mais aussi du fait de sa passion pour l’histoire. « Depuis ma jeunesse, je suis intéressé par l’histoire locale. Au fil des années, j’ai collecté un important matériel. J’ai eu envie de consigner dans un livre tout ce que je sais de La Genète ». Il travaillera ainsi sur le sujet pendant une année. Avec, pour appuis, plusieurs sources d’informations particulièrement précieuses, qu’il s’agisse des archives départementales, régionales et nationale, de documents recueillis au fil des décennies auprès des familles, des archives notariales de son canton ou encore de l’écoute des anciens depuis son adolescence. « J’ai souvent pris des notes. Cela m’a permis de rappeler un certain nombre de croyances et de légendes, notamment les pèlerinages le 31 décembre à Saint Sylvestre en l’église de La Genète pour protéger les animaux de la ferme, et celui de la Saint Denis à Saint-Romain-sur-Romenay pour protéger la basse cour qui regroupait en 1900 environ mille personnes ».

Famine, guerres et épidémies


Publié aux éditions Bonavitacola, cet ouvrage sobrement intitulé "La Genète, Un village bressan au cours des siècles" permet de brosser le passé d’une contrée visiblement fréquentée depuis la préhistoire. Avec cet ouvrage, Paul Perrault relate l’origine du village, ses coutumes, ses anecdotes, heureuses ou parfois dramatiques, et la vie quotidienne jusqu’à nos jours. Un lieu où il ne faisait pas toujours bon vivre puisque trois fléaux ont frappé aux temps jadis : la famine, notamment de 1709, les guerres, plus particulièrement en 1652, et les épidémies à l’image de la peste de 1637. Quant à la misère, elle imposait une nécessaire solidarité. « Parfois, les pauvres gens qui n’avaient qu’une vache s’associaient avec un autre pour avoir à eux deux un attelage ».