Veaux, volailles…
Une carte à jouer !
La Saône-et-Loire dispose d’atouts non encore mis en œuvre par la plupart des exploitants. La diversification est souvent boudée, pourtant elle présente de nombreux atouts… La chambre d’agriculture a choisi de mettre l’accent sur ces réelles opportunités.
« Au-delà de ses filières dominantes que sont l’élevage allaitant et la viticulture, le département de Saône-et-Loire est riche de ses productions agricoles », rappelle Christian Decerle, président de la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire. Des productions certes nombreuses, mais aussi très diversifiées qui ne demandent manifestement qu’à se développer. « Ces productions permettent en effet de créer de la valeur ajoutée agricole et agroalimentaire dans notre département. Ainsi, les filières avicoles comme la production de veaux de boucherie y contribuent largement ». En Saône-et-Loire, ce sont ainsi plus de 1.500 salariés qui travaillent dans les entreprises d'abattage de volailles (LDC, Palmidor, Mammelor…), de transformation, mais aussi chez les fabricants d'aliments spécialisés.
Une complémentarité à jouer
Et de fait, ces productions s'intègrent bien dans l'agriculture du département et sont dans nombre de cas complémentaires d'autres ateliers, qu’ils soient d’élevage (allaitant ou laitier) ou de grandes cultures. Ces productions sont par ailleurs synonymes d'emplois pour l'agriculture et le secteur agroalimentaire présent sur notre territoire.
Ainsi l'étude sur l'avenir des exploitations du bassin allaitant - réalisée en 2009/2010 à l'initiative conjointe de la chambre d'agriculture et des services de l'État et avec l'appui des diverses organisations agricoles - a clairement démontré qu'un des scénarii possibles de maintien des exploitations d'élevage allaitant reposait sur le développement de productions complémentaires, dans des filières trop souvent insuffisamment mises en avant aujourd’hui.
De réelles opportunités
Ces filières bien structurées sont diverses : il s’agit de la production de volailles de Bresse AOC, de celle de canards, de poulets, de pintades, classiques ou en label rouge, celle d’œufs bio ; il s’agit encore de la production de veaux de boucherie, sans oublier le développement des circuits courts, celui de l’accueil agritouristique ou œnotouristique.
Chacune de ces filières offre de réelles opportunités lors de l'installation de jeunes certes mais aussi la possibilité pour un agriculteur déjà installé de développer et de diversifier son activité sans consommer davantage de foncier. En un mot de diversifier ses recettes d’exploitation, donc de réduire l’exposition que provoque la mono-production et ainsi de réduire la vulnérabilité économique de structures trop spécialisées.
Sensibiliser !
Forte de ce constat, la chambre d’agriculture a choisi de mettre l’accent sur ces réelles opportunités qui ne doivent surtout pas échapper à notre département. « Nous devons être attentifs à ces opportunités pour faire de notre département un territoire équilibré et riche de sa diversité », analyse Christian Decerle.
Ainsi, le 7 avril prochain, le coup d’envoi d’une vaste campagne de sensibilisation sera ainsi donné à Matour par la chambre d’agriculture, en présence de François Philizot, préfet de Saône-et-Loire (lire encadré ci-dessous). Cette campagne se poursuivra tout au long des mois à venir et L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire en sera un tout naturel relais.
Ne pas saisir ces opportunités, ce serait laisser d’autres régions françaises ou européennes le faire à notre place, une nouvelle fois, et cela au détriment de notre agriculture et du tissu agroalimentaire qui l’accompagne. Ce serait opter sciemment en faveur d’une délocalisation vers d’autres horizons avec les conséquences qui s’imposeront aux élevages en place et aux industries d’abattage et de transformation. Le risque aussi, ce serait pour le consommateur de ne plus pouvoir consommer que des volailles, des œufs, de la viande de veau produits uniquement ailleurs…
En somme, l’heure est à la relocalisation des circuits courts, fussent-ils industriels en ce qui concerne leurs approvisionnements… La société LDC Bourgogne n’annonce-t-elle pas rechercher quelques cent nouveaux producteurs dans un rayon de 120 kilomètres… Quand on vous dit une carte à jouer… !
Le 7 avril à Matour
Une complémentarité à jouer
Et de fait, ces productions s'intègrent bien dans l'agriculture du département et sont dans nombre de cas complémentaires d'autres ateliers, qu’ils soient d’élevage (allaitant ou laitier) ou de grandes cultures. Ces productions sont par ailleurs synonymes d'emplois pour l'agriculture et le secteur agroalimentaire présent sur notre territoire.
Ainsi l'étude sur l'avenir des exploitations du bassin allaitant - réalisée en 2009/2010 à l'initiative conjointe de la chambre d'agriculture et des services de l'État et avec l'appui des diverses organisations agricoles - a clairement démontré qu'un des scénarii possibles de maintien des exploitations d'élevage allaitant reposait sur le développement de productions complémentaires, dans des filières trop souvent insuffisamment mises en avant aujourd’hui.
De réelles opportunités
Ces filières bien structurées sont diverses : il s’agit de la production de volailles de Bresse AOC, de celle de canards, de poulets, de pintades, classiques ou en label rouge, celle d’œufs bio ; il s’agit encore de la production de veaux de boucherie, sans oublier le développement des circuits courts, celui de l’accueil agritouristique ou œnotouristique.
Chacune de ces filières offre de réelles opportunités lors de l'installation de jeunes certes mais aussi la possibilité pour un agriculteur déjà installé de développer et de diversifier son activité sans consommer davantage de foncier. En un mot de diversifier ses recettes d’exploitation, donc de réduire l’exposition que provoque la mono-production et ainsi de réduire la vulnérabilité économique de structures trop spécialisées.
Sensibiliser !
Forte de ce constat, la chambre d’agriculture a choisi de mettre l’accent sur ces réelles opportunités qui ne doivent surtout pas échapper à notre département. « Nous devons être attentifs à ces opportunités pour faire de notre département un territoire équilibré et riche de sa diversité », analyse Christian Decerle.
Ainsi, le 7 avril prochain, le coup d’envoi d’une vaste campagne de sensibilisation sera ainsi donné à Matour par la chambre d’agriculture, en présence de François Philizot, préfet de Saône-et-Loire (lire encadré ci-dessous). Cette campagne se poursuivra tout au long des mois à venir et L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire en sera un tout naturel relais.
Ne pas saisir ces opportunités, ce serait laisser d’autres régions françaises ou européennes le faire à notre place, une nouvelle fois, et cela au détriment de notre agriculture et du tissu agroalimentaire qui l’accompagne. Ce serait opter sciemment en faveur d’une délocalisation vers d’autres horizons avec les conséquences qui s’imposeront aux élevages en place et aux industries d’abattage et de transformation. Le risque aussi, ce serait pour le consommateur de ne plus pouvoir consommer que des volailles, des œufs, de la viande de veau produits uniquement ailleurs…
En somme, l’heure est à la relocalisation des circuits courts, fussent-ils industriels en ce qui concerne leurs approvisionnements… La société LDC Bourgogne n’annonce-t-elle pas rechercher quelques cent nouveaux producteurs dans un rayon de 120 kilomètres… Quand on vous dit une carte à jouer… !
Le 7 avril à Matour
Pour faire un point sur ces productions et mieux en mesurer l'impact économique et sociétal pour notre territoire départemental, différents acteurs des filières concernées présenteront les potentialités du marché et témoigneront de leur expérience et de leurs objectifs de développement le jeudi 7 avril prochain à Matour, salle du CART, de 9 h 00 à 12 h 30
A cette occasion, les approches développées par ces filières dans notre département, seront analysées.
Ce coup d’envoi se poursuivra par la visite des installations de Palmidor à Trambly.
Toutes les personnes intéressées sont invitées à participer.
Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter la chambre d’agriculture au 03.85.29.56.24.