Germagny
Une église placée sous le vocable de l’Assomption
Alors que l’on peut estimer que l’édifice a été construit au cœur du XIIe siècle par les moines bénédictins de Cluny qui avaient un prieuré à Germagny jusqu’au XVe siècle (maison Chaumont), l’église dispose d’un soubassement en arêtes de poisson qui témoigne de fondations plus anciennes. En 1438, des « routiers », des mercenaires, poursuivirent la guerre de cent ans et incendièrent en partie l’église, laquelle fut relevée par ses habitants. A la Révolution, dallages et statues furent détruits. Le pavage sera refait en 1877 et la nef restaurée en 1887. Dans l’ancienne porte Ouest, a été refaite une porte, style XVe siècle, surmontée d’un oculus. Deux contreforts peu saillants s’élèvent entre les fenêtres de l’abside. Le clocher, de plan carré et d’aspect trapu, s’élève sur la travée de chœur. Il est ajouré sur trois faces (Est, Nord, Sud) de deux bases appareillées en plein cintre. A l’Ouest, une seule et large baie a été percée. La toiture à quatre pans a été refaite.
Un Christ étonnant
Placée sous le vocable de l’Assomption, cette église romane est composée d’une nef unique voûtée en berceau brisé que trois doubleaux partagent en deux travées. La première travée est éclairée par deux fenêtres en plein cintre à double ébrasement. Dans la seconde, on a bouché l’ancienne fenêtre du côté Nord et on a ouvert, du côté Sud, une large fenêtre moderne et une petite porte. La travée du chœur est voûtée aussi d’un berceau brisé et éclairé de deux fenêtres. L’abside est voûtée en cul-de-four brisé, trois fenêtres y donnant le jour.
A l’intérieur, on remarque aussi bien une grille de communion en fer forgé du XVIIIe siècle qui clôt le chœur qu’une statue baroque de Notre Dame de l’Assomption en bois polychrome de la même époque, des vitraux datant de 1974, une croix de consécration fleurdelisée et une fresque remontant au XIVe siècle. Cette dernière donne lieu à plusieurs interprétations. Elle représente l’apparition du Christ à la fin des temps entouré de quatre anges sonnant de la trompette pour réveiller les morts. Mais au lieu d’avoir un Christ de gloire, mûr et barbu, on voit un adolescent imberbe, exhibant ses plaies, entouré par Marie et Jean, en rappel de la crucifixion. Cela pourrait signifier que la Rédemption accomplie, le Christ retrouve l’immuable fraîcheur de la divinité sans rien perdre de sa puissance de justicier. Le Christ-Juge échappe à la chronologie de la vie terrestre et siège comme le Vivant éternel selon la tradition byzantine. La couleur dominante est l’ocre rouge, avec un peu de jaune et de noir. Cette œuvre étonnante est riche d’influences multiples (art paléochrétien, carolingien, ottonien, byzantin).
Placée sous le vocable de l’Assomption, cette église romane est composée d’une nef unique voûtée en berceau brisé que trois doubleaux partagent en deux travées. La première travée est éclairée par deux fenêtres en plein cintre à double ébrasement. Dans la seconde, on a bouché l’ancienne fenêtre du côté Nord et on a ouvert, du côté Sud, une large fenêtre moderne et une petite porte. La travée du chœur est voûtée aussi d’un berceau brisé et éclairé de deux fenêtres. L’abside est voûtée en cul-de-four brisé, trois fenêtres y donnant le jour.
A l’intérieur, on remarque aussi bien une grille de communion en fer forgé du XVIIIe siècle qui clôt le chœur qu’une statue baroque de Notre Dame de l’Assomption en bois polychrome de la même époque, des vitraux datant de 1974, une croix de consécration fleurdelisée et une fresque remontant au XIVe siècle. Cette dernière donne lieu à plusieurs interprétations. Elle représente l’apparition du Christ à la fin des temps entouré de quatre anges sonnant de la trompette pour réveiller les morts. Mais au lieu d’avoir un Christ de gloire, mûr et barbu, on voit un adolescent imberbe, exhibant ses plaies, entouré par Marie et Jean, en rappel de la crucifixion. Cela pourrait signifier que la Rédemption accomplie, le Christ retrouve l’immuable fraîcheur de la divinité sans rien perdre de sa puissance de justicier. Le Christ-Juge échappe à la chronologie de la vie terrestre et siège comme le Vivant éternel selon la tradition byzantine. La couleur dominante est l’ocre rouge, avec un peu de jaune et de noir. Cette œuvre étonnante est riche d’influences multiples (art paléochrétien, carolingien, ottonien, byzantin).