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Saint-Symphorien-des-Bois

Une fontaine aux propriétés miraculeuses

Des Romains aux Blancs en passant par Henri IV, l’histoire de Saint-Symphorien-des-Bois est peuplée de nombreuses histoires et anecdotes.
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Des traces de voies romaines prouvent que la commune était déjà un lieu de passage à cette époque. Avant la Révolution, quatre seigneurs se partageaient le village. Selon la légende, le célèbre cheval blanc d’Henri IV a été élevé au hameau de La Pouge. Quant au hameau de Soleil, il possédait une verrerie incendiée en 1752. Avant de se regrouper autour de l’église actuelle, Saint-Symphorien-des-Bois se construit près de la chapelle Saint Georges connue autrefois sous le patronyme de Saint Fortunat. Cette chapelle était située jusqu’au XVIIIe siècle en plein milieu des bois. Cette bâtisse semble de fondation très ancienne. D’après une charte du cartulaire de Cluny, elle aurait été édifiée au Xe siècle.

Lieu de prière


Aujourd’hui, elle demeure un lieu de pèlerinage, chaque année, après la fête de saint Georges pour les Blancs. Ces derniers sont les membres d’une minorité religieuse anticoncordataire. Issus de divers courants religieux populaires jansénisants - dont les convulsionnaires vers 1780 -, ils se sont épanouis dans la Loire au XVIIIe siècle. Le mouvement populaire - provenant en majorité des couches moyennes de la population - est une réaction spontanée de quelques centaines de fidèles en réponse à une série de tensions, de répressions religieuses et politiques menées par la monarchie absolutiste. Sa signification politique est claire : revendications anti-étatiques avec une église indépendante de l’Etat et anti-hiérarchiques notamment vis-à-vis de l’église ainsi que critique de la centralisation. Sous la Révolution, les Jansénistes de Paris ayant cessé leur opposition politique, le mouvement convulsionnaire s’éteint. Quelques adeptes partent en province propager leurs idées, trouvant un terrain favorable dans des régions (Lyon et sud de la Bourgogne) où les jansénistes refusaient la constitution civile du clergé. A proximité de la chapelle, les eaux de la fontaine de Saint Georges possédaient, dans la croyance populaire, des vertus de guérisons contre des maladies atteignant les enfants, qu’il s’agisse d’épilepsie ou de rachitisme. Par la suite, le siège de la paroisse se déplaça au lieu dit le Vieux Bourg. L’église a été entièrement démolie pour une reconstruction à la fin des années 1850.