Les musaraignes aquatiques
Une richesse insoupçonnable
Les deux espèces de musaraignes aquatiques, la Crossope Neomys fodiens
et la Musaraigne de Miller Neomys anomalus, sont présentes en Bourgogne.
Inscrites sur la liste rouge nationale des mammifères menacés, elles
sont également considérées comme des espèces déterminantes pour la
région Bourgogne (CSRPN-1999).
et la Musaraigne de Miller Neomys anomalus, sont présentes en Bourgogne.
Inscrites sur la liste rouge nationale des mammifères menacés, elles
sont également considérées comme des espèces déterminantes pour la
région Bourgogne (CSRPN-1999).
La musaraigne de Miller est très rare. Elle se rencontre dans les principaux massifs montagneux d’Europe centrale et occidentale. On l’a trouvée plus récemment dans des régions de faible altitude. Sa présence a été décelée en 1994 lors de la réalisation de l’inventaire des mammifères sauvages du Morvan, à partir d’analyse de pelotes de réjection d’Effraie des clochers. Actuellement, avec près de 140.000 proies analysées sur l’ensemble de la Bourgogne, l’espèce semble être exclusivement cantonnée sur le massif morvandiau. La Crossope est, quant à elle, présente dans toute l’Europe, mais reste assez localisée.
Prédatrices d’insectes, de mollusques, de petits crustacés et d’alevins, elles sont sensibles aux bouleversements des fragiles écosystèmes aquatiques où elles vivent.
Une étude sur le secteur du Contrat Rural des « grands lacs du Morvan », localisé sur les bassins versant de l’Yonne et de la Cure (bassin de la Seine amont), s’est déroulée en 2001 et 2002. Elle avait pour objectifs de préciser la répartition et d’acquérir des informations sur les biotopes des deux petits mammifères. Sur plus de 24.000 proies d’Effraie des clochers comptabilisées et analysées, la découverte d’environ 200 musaraignes aquatiques a permis de parfaire la répartition des deux espèces. Parmi l’ensemble des Neomys identifiables, plus de 40% appartiennent à l’espèce anomalus. Des captures à l’aide de pièges INRA à micromammifères avec relâcher sur place, sur deux sites où la présence des deux espèces a pu être démontrée, suite à la phase d’inventaire par pelotes, sur les communes de Brassy et Dun-les-Places, a été effectuée. Les 35 lignes de pièges de type INRA ont permis la capture de, huit individus de Neomys fodiens. Les milieux fréquentés par l’animal correspondent à des petits cours d’eau très végétalisés au sein même de leur lit. Les résultats de terrain ont permis la cartographie des habitats favorables sur la zone d’investigation, où seront envisagées des mesures conservatoires.
Pour observer la Néomys, il faut repérer ses traces, et s’armer… de patience ! Elle est active de jour comme de nuit. Ses cris sont audibles par l’homme. Ils ressemblent à un léger crissement suraigu.
Aidez-nous à recenser ces deux espèces et contribuez à l’inventaire régional de la Nature. Vous pouvez noter en ligne vos observations sur www.bourgogne-nature.fr (E-Observations).
Contact : contact@bourgogne-nature.fr ou au 03 86 76 07 36.
Prédatrices d’insectes, de mollusques, de petits crustacés et d’alevins, elles sont sensibles aux bouleversements des fragiles écosystèmes aquatiques où elles vivent.
Une étude sur le secteur du Contrat Rural des « grands lacs du Morvan », localisé sur les bassins versant de l’Yonne et de la Cure (bassin de la Seine amont), s’est déroulée en 2001 et 2002. Elle avait pour objectifs de préciser la répartition et d’acquérir des informations sur les biotopes des deux petits mammifères. Sur plus de 24.000 proies d’Effraie des clochers comptabilisées et analysées, la découverte d’environ 200 musaraignes aquatiques a permis de parfaire la répartition des deux espèces. Parmi l’ensemble des Neomys identifiables, plus de 40% appartiennent à l’espèce anomalus. Des captures à l’aide de pièges INRA à micromammifères avec relâcher sur place, sur deux sites où la présence des deux espèces a pu être démontrée, suite à la phase d’inventaire par pelotes, sur les communes de Brassy et Dun-les-Places, a été effectuée. Les 35 lignes de pièges de type INRA ont permis la capture de, huit individus de Neomys fodiens. Les milieux fréquentés par l’animal correspondent à des petits cours d’eau très végétalisés au sein même de leur lit. Les résultats de terrain ont permis la cartographie des habitats favorables sur la zone d’investigation, où seront envisagées des mesures conservatoires.
Pour observer la Néomys, il faut repérer ses traces, et s’armer… de patience ! Elle est active de jour comme de nuit. Ses cris sont audibles par l’homme. Ils ressemblent à un léger crissement suraigu.
Aidez-nous à recenser ces deux espèces et contribuez à l’inventaire régional de la Nature. Vous pouvez noter en ligne vos observations sur www.bourgogne-nature.fr (E-Observations).
Contact : contact@bourgogne-nature.fr ou au 03 86 76 07 36.