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Schéma départemental de gestion cynégétique

Le Schéma départemental de gestion cynégétique fixe une nouvelle feuille de route pour les 6 années à venir

Un nouveau Schéma Départemental de Gestion Cynégétique est entré en vigueur le 15 juillet dernier. Rédigé par la Fédération Départementale des Chasseurs de Saône-et-Loire, il est le fruit d’un important travail de concertation entre tous les acteurs de la chasse et des territoires. 

Par Marc Labille
Signature du nouveau schéma départemental de gestion cynégétique le 15 juillet dernier à Viré en présence du Préfet et de la présidente de la FDC 71 Evelyne Guillon.
Signature du nouveau schéma départemental de gestion cynégétique le 15 juillet dernier à Viré en présence du Préfet et de la présidente de la FDC 71 Evelyne Guillon.

Un nouveau Schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) a été approuvé par le préfet (l'ex-préfet Yves Séguy) de Saône-et-Loire le 15 juillet dernier. En application des dispositions du Code de l’Environnement, il s’agit du quatrième schéma élaboré par la Fédération départementale des chasseurs (FDC 71) pour une durée de six ans. Ce document officiel contient les orientations cynégétiques définies par la Fédération sur le département pour la période 2025-2031. « Approuvé par le Préfet, il est opposable aux chasseurs et aux sociétés, groupements et associations de chasse du département », présente Peggy Gaultier, chargée de mission à la FDC 71.

Six mois de concertation

Ce nouveau schéma est le fruit de six mois de concertation avec toutes les parties concernées par la chasse ; partenaires institutionnels (chambre d’Agriculture, représentants de la propriété privée rurale et représentants des intérêts forestiers), les autorités (OFB, DDT, ONF), ainsi qu’au sein de la Fédération (chasseurs, associations de chasse spécialisées, techniciens, experts). Outre le fait de répondre aux exigences de la loi, le projet a ainsi été conçu en veillant à sa compatibilité avec les autres activités, notamment agricoles et sylvicoles, fait valoir Peggy Gaultier.

L’avancée du SDGC a été suivie puis approuvée par les membres de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) – laquelle regroupe sous l’autorité de l’administration tous les représentants des acteurs concernés (chasseurs, agriculteurs, forestiers, autorités, associations). Le SDGC fait l’objet d’un document comprenant un état des lieux et les orientations prises. Il est disponible sur le site de la FDC 71.

Les orientations de ce nouveau SDGC sont présentées en cinq chapitres : faune sauvage, recherche au sang, habitats de la faune sauvage, communication, formation, présente Peggy Gaultier qui signale également un chapitre « Encadrement de certaines pratiques » dans lequel on retrouve les dispositions pour la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs.

Le changement climatique change la donne

« Le nouveau SDGC reprend les grandes orientations du précédent, s’inscrivant dans la continuité », confie la chargée de mission. La principale évolution concerne l’habitat forestier dont il a beaucoup été question durant les discussions. Le changement climatique a fait son entrée dans les préoccupations des gestionnaires forestiers. Les forêts souffrent et certaines essences sont en grande difficulté au lendemain d’un vaste plan de relance qui a financé des replantations. Cet enjeu impacte directement la gestion du chevreuil dont les populations peuvent pénaliser la régénération des jeunes plants.

Sécurité, éducation à l’environnement…

L’autre préoccupation qui a pris de l’importance dans ce nouveau schéma, c’est la sécurité. Administration et OFB ont été particulièrement vigilantes sur le sujet. La FDC 71 mettra en place une formation pour les responsables de battues.

Parmi les nouveautés inscrites au SDGC, dans le cadre des plans de gestion chevreuils et sangliers, il existe désormais une possibilité de mutualisation des prélèvements pour deux territoires voisins. Une disposition qui revient « à chasser ensemble » pour « répondre à certaines problématiques locales ».

Le nouveau SDGC inscrit aussi, au rang des activités de la Fédération, le développement de l’éducation à l’environnement et à la nature. Comme avec l’ouverture depuis cet été d’un sentier pédagogique sur le site de la FDC 71 à Viré.

Maintien de l’équilibre des espèces

Dans la continuité du précédent, le nouveau SDGC maintient une gestion durable des bocages parmi ses objectifs. Il veille par ailleurs au maintien de mesures d’équilibre concernant les espèces. Enjeu numéro un de la rédaction du précédent schéma, la gestion du sanglier demeure une préoccupation majeure, sachant que beaucoup de choses ont été faites ces dernières années comme l’extension de la période de chasse. La vigilance reste de mise pour les Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod). L’enjeu étant de faire remonter un maximum de déclarations de dommages, en particulier de la part des agriculteurs, pour étayer le maintien des espèces sur la liste permettant de les réguler. Vigilance maintenue pour le ragondin comptant parmi les espèces dites invasives et pour lequel un plan de lutte départemental est en vigueur depuis 2019. Vigilance aussi pour le sanitaire avec la tuberculose, la peste porcine et l’influenza aviaire, maladies qui peuvent concerner la faune sauvage et les espèces domestiques. La FDC 71 suit de près également l’évolution des espèces protégées (loup, lynx).

Un suivi annuel de la mise en œuvre du SDGC est réalisé par la FDC 71. Cette évaluation est transmise aux membres de la CDCFS et les informations sont par ailleurs disponibles dans la revue de la Fédération. Une présentation annuelle de ce suivi, ciblée sur les nouveautés ou les points marquants de la saison est également exposée à la CDCFS.

FDC 71 : Acteurs incontournables de la ruralité

« À travers ce nouveau Schéma, la Fédération départementale des chasseurs de Saône-et-Loire est de plus en plus innovante à travers ses nouvelles actions et combattante à travers ses choix. L’objectif fixé par la présidente, Évelyne Guillon et son Conseil d’administration est de s’inscrire pleinement dans la société d’aujourd’hui et d’être reconnue comme acteur incontournable de la ruralité tout comme les agriculteurs. De nouveaux partenariats sont et seront créés symbolisant pleinement cette volonté.

Oui, nous chasseurs de Saône-et-Loire, continuerons à participer activement à l’attractivité de notre beau département. Je tiens à remercier au nom de la présidente et de son conseil d’administration tous les partenaires qui ont contribué à ce nouveau SDGC et notamment les instances agricoles avec qui le travail conjoint est indispensable ».