En l'espace de quelques jours, la réglementation sur la libéralisation de la culture de plantes obtenues par les nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT) et la législation sur le matériel de reproduction des végétaux ont été bouclées (ou presque). Deux dossiers dans lesquels le droit des agriculteurs à disposer de leurs semences est questionné. Sur les NGT, malgré un baroud d'honneur des opposants au texte, le Parlement européen dans son ensemble l'a validé, sans modification, mettant fin à une saga de plusieurs années. Le dernier point sensible concernait la brevetabilité de toutes les plantes issues de ce NGT. Un sujet d'inquiétude, y compris chez les organisations agricoles majoritaires notamment en Allemagne. Au final, le compromis prévoit un code de conduite volontaire et une plateforme d'échange réunissant l'ensemble des acteurs pour s'assurer que ces brevets ne nuisent pas à l'innovation ni à l'accès aux semences pour les agriculteurs. Mais ce n'est qu'une fois ces dispositifs en place qu'il sera possible de mesurer de leur efficacité. Situation similaire avec la réglementation sur les semences sur laquelle un accord a été trouvé entre les colégislateurs aprè...
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